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L’industrie textile face à la marée chinoise

Dès lors, les exportations ont subi plusieurs revers enregistrant au passage pendant les cinq derniers mois une baisse de près de 30%. Karim Tazi, président de l’AMITH a expliqué – chiffres à l’appui – que la production asiatique a connu un essor remarquable en 2004 (14% pour la Chine, 21% pour le Bangladesh, 12% pour le Pakistan et 10% pour l’Inde). D’autres pays ont connu aussi la même tendance à la hausse (la Roumanie avec 8,7% et la Turquie avec 6%).
L’invasion des produits chinois durant les premiers mois de 2005 a fait réagir plusieurs Etats.

Cette situation a engendré une organisation et une structuration des réactions contre les pratiques commerciales déloyales de la Chine et une instauration de mesures coercitives de limitation contre le déferlement des produits chinois sur l’UE et les Etats-Unis.

M. Tazi a reconnu que l’impact de la surproduction textile au niveau mondial a eu des effets néfastes au niveau national, où le secteur, a-t-il dit, a connu une perte de vitesse de ses exportations et une baisse du chiffre d’affaires. Mais en précisant au passage qu’il y a eu un maintient du niveau des effectifs . Le président de l’AMITH a signalé que l’année 2004 a, par ailleurs, été marquée par un climat social très tendu (résultat de la cacophonie ayant suivi la promulgation du nouveau Code du travail) et le laminage des marges, conséquence de l’augmentation des coûts salariaux dans un contexte de baisse drastique des prix de vente .

M. Tazi a présenté, par ailleurs, les handicaps majeurs qui freinent la croissance et la compétitivité du secteur. La faiblesse de l’offre locale en intrants : matières, fournitures et accessoires constitue l’handicap n°1 à l’offre globale, différenciée, créative, compétitive et réactive , a précisé le président de l’AMITH. Il a ajouté que les coûts salariaux, toutes charges comprises, des techniciens de haut niveau mettent ces compétences hors de la portée de la majorité des PME du secteur .

Un autre fait a été point du doigt par les responsables de l’Amith :
L’environnement administratif, fiscal, douanier, juridique, du secteur est devenu inadapté aux nouvelles exigences du commerce international. Le dysfonctionnement de cet environnement, a affirmé M. Tazi, n’épargne aucune entreprise quelle qu’en soit la taille et le niveau d’organisation ; et se traduit par des préjudices coûteux en temps, en ressources et en énergies : contentieux, blocages, poursuites en justice . Il y a aussi le montant de 200 MDH fixé comme minima pour l’octroi du bénéfice de la subvention aux investissements qui exclut la majorité des entreprises du secteur.

En ce qui concerne le Plan de relance, le président de l’AMITH a indiqué que depuis le 12 janvier, 75 rencontres ont été tenues avec les départements concernés, dont 5 réunions d’étape avec le Premier ministre et d’ajouter que tous les axes de ce plan sont inspirés de la stratégie globale. En rupture radicale avec un quelconque corporatisme. Il a souligné que l’objectif principal étant la régénération des investissements et la sauvegarde des emplois .
L’exercice écoulé s’est caractérisé par le recentrage des activités de l’association autour du développement des services et des prestations aux membres, à travers les volets suivants :

– l’accompagnement dans la modernisation compétitive mise à niveau ;
– la promotion proactive et ciblée pour améliorer le positionnement de l’offre textile – habillement marocaine au sein des marchés internationaux ;
– la promotion des alliances entre entreprises GIE et consortium
-la conclusion de partenariat stratégique avec les associations et fédérations textiles internationales ;
– le développement des compétences et des ressources humaines ;
– l’amélioration des services d’information et de communication.
Un fonds de promotion pour le déblocage pendant 3 années de 20 millions de dh / an pour appuyer la stratégie proactive de promotion secteur.

Le bureau de l’AMITH a présenté les objectifs et le plan d’action de l’association pour l’exercice à venir. Aussi la stratégie marketing et de promotion pour consolider le positionnement de l’offre marocaine sur les marchés de l’Union européenne et d’asseoir un encrage sur le marché américain, a été abordée.
Il est à rappeler que le gouvernement et l’AMITH ont tenu, jeudi à Rabat, une réunion axée sur l’examen de la restructuration du secteur du textile.

Cette rencontre a porté sur les mesures à prendre en vue d’assurer la protection et la mise à niveau du produit national afin de lui garantir un nouvel élan lui permettant de faire face à la concurrence mondiale.
Les solutions sur lesquelles ont convenu les deux parties, concernent notamment la promotion de la compétitivité du secteur, ont pris en considération la nécessité d’améliorer la nature et la qualité de l’offre, ainsi que l’extension et la création de nouveaux marchés, de manière à permettre au textile de préserver sa position en tant que secteur vital au sein de l’économie nationale.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre des rencontres que tiennent les deux parties pour la restructuration du textile marocain, afin qu’il puisse être en phase avec les mutations que connaît le secteur au niveau international.

Les propositions concernant le financement
Instaurer un Fonds ‘’Capital – Développement’ visant à améliorer la structure bilancielle des entreprises, et partant, développer les concours des banques au financement de leurs activités.
Mettre en place le fonds de restructuration financière
Rendre le Fortex un fonds de garantie pour l’approvisionnement matières (primordial pour permettre le passage du statut de sous-traitants à celui de co-traitant et d’offre de produit finis
source:lematin

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