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Mehdi Ouatine, les gants d’or

En 2004, Mehdi est sacré champion du Maroc. Une consécration qui lui valut la convocation en équipe nationale du Maroc qui devait représenter notre pays au tournoi international du 7 novembre à Tunis. Il en reviendra avec une médaille d’or. Ce n’était que le premier acompte du savoir-faire inné de ce prodige qui sera entouré de tous les égards de la part de la Fédération.

On s’évertuait à lui offrir les conditions idoines pour lui permettre de sortir le meilleur de lui-même car, nous confia un membre fédéral, on savait qu’il était un étalon, un vrai. On le prépara pour les championnats du monde que devait abriter Agadir, au mois d’août 2006. On ne s’y est pas trompé, Mehdi a été à la hauteur de la gageure. Il a inscrit son nom en lettres d’or dans les tablettes de la boxe marocaine qui compte des pugilistes mythiques tels Marcel Cerdan et Mohamed Achiq.

Lors de la réception organisée en début de semaine par la fédération à Rabat en l’honneur de la sélection nationale, nous avons profité de l’occasion pour arracher quelques confidences au jeune Ouatine. Il nous apprend qu’il n’imaginait pas réaliser un tel exploit car, dit-il, il manquait de compétitions internationales.

Il a commencé à ambitionner le sacre après le 3e tour quand il s’est garanti une place en demi-finale. Mehdi a perdu le sommeil la veille de la finale, anxieux de décevoir des millions de Marocains et de rater ainsi une opportunité historique. Heureusement pour lui, raconte-t-il, son entourage a réussi à le mettre en confiance. Il n’avait rien à perdre en fait car, arriver en finale, est déjà une sacrée performance. «Dieu, le staff technique et le soutien de la fédération ont été pour beaucoup dans ma réussite », dit-il avec un sourire illuminant son visage angélique.

Maintenant qu’il est dans la cour des grands, les portes du professionnalisme lui sont ouvertes. « Non, je n’envisage pas de franchir ce stade. Je dois encore forger ma personnalité au sein des amateurs, gagner d’autres compétitions avant de m’aventurer dans la sphère du professionnalisme. »
Le gamin est sacrément mature en dépit de son regard candide et ses réponses naïves.

Mais il a toutefois le regard rivé vers Pékin : « Je vais travailler dur pour glaner une médaille aux prochains Jeux olympiques 2008. En toute modestie, je crois que c’est faisable pour peu que les conditions soient favorables, car la volonté de tous est présente »
Ouatine, un gain pour le Maroc.

Un oiseau rare qu’il conviendrait d’adopter avec beaucoup de soin dans une époque où la fuite des cerveaux et des muscles a atteint la cote d’alarme.

Brahim Oubel
LE MATIN

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