Accueil > Maroc > Le projet du Souverain pour Casablanca : modernité et solidarité

Le projet du Souverain pour Casablanca : modernité et solidarité

A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur la méthodologie d’intervention tendant à éradiquer ce bidonville en procédant au recasement de quelque 2.300 familles à travers l’aménagement et l’équipement de 1.150 lots de terrain, dont 150 de type R+3, et la restructuration de 3.400 zriba.

Il s’agit également de la mise en place de services sociaux, de la création d’une cellule de gestion dans laquelle les associations du quartier seront impliquées et la mise sur pied d’un comité d’accompagnement social.

D’un coût global de 335 millions de DH, ventilé entre le ministère de tutelle (100 millions DH), la contribution des bénéficiaires (200 millions DH) et les recettes générées par les conventions conclues avec le secteur privé (35 millions DH), ce projet sera réalisé en quatre tranches qui profiteront respectivement à 402, 918, 390 et 590 familles.

Le projet s’étend sur une superficie de 60 ha, dont 40 ha seront consacrés au recasement des ménages de ce bidonville, implanté depuis 1930, et le reste aux travaux de restructuration.

A son arrivée sur le site, S.M. le Roi, accompagné de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, avait passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d’être salué par Al Mustapha Sahel, ministre de l’Intérieur, Toufiq Hjira, ministre délégué chargé du Logement et de l’Urbanisme, le wali du Grand Casablanca, M’hamed Dryef, le commandant de la place d’armes, le président du Conseil de la région, le gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi, le président du Conseil de la ville, des cadres du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, les élus, les représentants des autorités locales et par d’autres personnalités.

S.M. le Roi Mohammed VI a également procédé, hier, au cercle Sidi Moumen relevant de la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi à Casablanca, au lancement du programme de recasement des ménages du bidonville Thomas et s’est enquis de l’état d’avancement des travaux de restructuration des quartiers Lahraouine, Lamkanssa et Sidi Abderrahman.

A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur la méthodologie d’intervention adoptée dans le cadre de ce projet, axée sur le recasement des ménages de ce quartier et la réalisation des travaux de viabilisation en différé pour l’accomplissement de cette opération dans un délai écourté.

Cette méthodologie prévoit également d’assurer un accompagnement social de la population à travers la mise sur pied d’une commission de maîtrise d’ouvrage sociale regroupant l’ensemble des intervenants et des amicales de quartiers.
Etendu sur une superficie de 18,5 ha, ce bidonville abrite environ 2.887 familles logées dans près de 2.076 baraques.

L’assiette foncière de ce projet est de près de 71 ha, répartis en 2.203 lots de terrain, dont 1.943 lots consacrés au recasement (R+3 de 84 m2), 93 lots industriels, 145 lots front bâtis (R+4 de 300 m2) et 22 lots équipement.
Ce programme, qui sera réalisé en quatre années, nécessitera des crédits de l’ordre de 366 millions de DH, financés par l’Etat à hauteur de 102 millions de DH, les bénéficiaires de cette opération (163 millions de DH) et les bénéficiaires de lots front bâtis (101 millions de DH).

Les coûts que nécessiteront les lots de recasement sont estimés à 130.000 DH, financés par le Fonds de solidarité à l’habitat (50.000 DH) et les bénéficiaires (80.000 DH).

A cette occasion, des explications ont été données à S.M. le Roi sur l’état d’avancement des travaux de restructuration des quartiers Lahraouine (province Mediouna), Lamkanssa (commune Bouskoura relevant de la province de Nouaceur) et Sidi Abderrahman (préfecture Casa-Anfa).

Etalé sur une superficie de 1.72 ha, le projet de restructuration du quartier Lahraouine profitera à 5.350 familles et nécessitera une enveloppe budgétaire évaluée à 53 millions de DH, dont 48 millions seront financés par le Fonds de solidarité à l’habitat (FST) et le reste par le Conseil de la région.
Cette opération, qui sera réalisée dans un délai de 14 mois, comprend des travaux de voirie et assainissement liquide, d’éclairage public et de construction de routes. La première tranche de ce projet, qui profitera à 3.320 ménages, sera achevée en septembre prochain.

Concernant la restructuration du quartier Lamkanssa, qui profitera à 5.500 familles, elle sera réalisée dans un délai de 15 mois. D’une superficie de 70 ha, cette opération mobilisera des fonds estimés à 40 millions de DH, dont 35 millions seront financés par le FST et le reste par le Conseil de la région. La première tranche de ce projet sera achevée en novembre prochain et bénéficiera à 3.350 ménages.

Quant à l’opération de restructuration du quartier Sidi Abderrahman, elle prévoit des travaux de réfection et exécution de tous les réseaux et l’indemnisation des constructions concernées par les travaux d’équipements.

Ce projet nécessitera un montant de près de 20,7 millions de DH, dont 10 millions financés par le Conseil de la ville, 9 par le FST et le reste par les bénéficiaires.

A son arrivée sur le site, S.M. le Roi, accompagné de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d’être salué par M. Toufiq Hjira, ministre délégué chargé du Logement et de l’Urbanisme, le wali du Grand Casablanca, M’hamed Dryef, le commandant de la place d’armes, le président de la région, le gouverneur de la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi, le président du Conseil de la ville, des cadres du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, les élus, les autorités locales et par d’autres personnalités.

__________________________________________________
L’éradication de l’habitat insalubre, une priorité

Le chantier de la mise à niveau de la ville de Casablanca et de l’éradication de l’habitat insalubre dans cette ville constitue l’une des priorités bénéficiant de l’intérêt de S.M. le Roi Mohammed VI. Ce chantier est entré dans une nouvelle phase avec le lancement, hier mardi, à la préfecture d’arrondissements de Sidi Bernoussi (cercle Ahl Loghlam) à Casablanca, du projet de recasement des ménages du bidonville Sakouila, le plus grand de la capitale économique.

Le Souverain a également donné le coup d’envoi au projet de relogement des populations du bidonville Thomas à l’arrondissement Sidi Moumen. S.M. le Roi s’est par la suite enquis de l’avancement des travaux de restructuration des quartiers Lahraouiyine, Mkansa et Sidi Abderahman.

Ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme national de lutte contre l’habitat insalubre lancé par le Souverain le 22 juillet 2004 sous le signe villes sans bidonvilles.
L’Etat contribue à hauteur de 5,5 milliards DH à ce programme, dont le coût global s’élève à 17 milliards DH. Le programme devra s’achever en 2010.

La nouvelle stratégie des autorités locales dans ce domaine est basée sur une approche d’intervention globale au niveau de la ville en vue de lutter contre la prolifération des bidonvilles. Cette approche s’articule également autour de la conclusion de contrats négociés par chaque ville séparément et la définition des missions des partenaires sur la base d’un diagnostic commun et des objectifs précis et concertés.
Le programme de lutte contre l’habitat insalubre est axé sur trois principes intégrés.

Le premier principe de ce programme consiste à stopper l’hémorragie aussi bien au niveau local que national, ce qui nécessite une référence juridique différente de celle actuellement appliquée en matière de gestion des dossiers d’urbanisme.
Le deuxième principe consiste à offrir des logements à des prix préférentiels qui prennent en compte la capacité d’épargne des habitants des bidonvilles, alors que le troisième consiste en la régularisation de la situation actuelle que ce soit à travers une offre de terrains ou de logements aux bénéficiaires des opérations de relogement ou à travers la restructuration des quartiers d’habitat anarchique.

Dans le cadre de la mise en œuvre de cet ambitieux programme, plusieurs conventions de partenariat ont été signées en vue d’éradiquer les bidonvilles à travers les différentes préfectures et provinces du Royaume.

La ville d’Essaouira est devenue, en effet, la première ville marocaine débarrassée des bidonvilles, après l’éradication du seul point d’habitat insalubre au centre Diabat.

Dans ce même cadre, il a été procédé à la création de nouvelles villes et à la fixation des délais de leur réalisation en accord avec tous les acteurs locaux et en partenariat avec l’Etat.

S.M. le Roi avait en effet souligné dans son discours à la nation en date du 20 août 2001 qu’il continue d’accorder la priorité absolue au logement social dans les politiques nationales, tant en initiant des projets de l’Etat et des établissements publics qui en dépendent, qu’en inscrivant le financement du logement social décent en tête des programmes du Fonds Hassan II visant à encourager les initiatives du secteur privé et de la société civile dans ce domaine.

Dans le discours du Trône de 2003, S.M. le Roi avait tiré la sonnette d’alarme comme il l’avait fait dans le discours du 20 août mettant en garde contre la prolifération des bidonvilles et de l’habitat insalubre qui constituent une atteinte à la dignité du citoyen, ajoutant que l’esprit positif qui nous anime nous conduit à considérer que si la situation est inquiétante, elle n’est pas pour autant désespérée, mais encore faut-il s’y prendre d’urgence.

Faute de cela, elle risque de devenir ingérable et nos villes, au lieu d’être des espaces de solidarité sociale, de production économique, d’essor urbanistique et d’ouverture sur la culture et la civilisation, risquent de se transformer en foyers d’exclusion, d’ostracisme, de haine ou en espaces dominés par la culture et l’esprit d’assisté.
source:lematin

Commentaires

Voir aussi

Maroc : un imam pédophile

@360   Une peine de prison a été prononcée par la Cour d’appel de Tanger à …