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Des chevillards protestent «presque nus»

«On n’en peut plus de payer des taxes qui ne figurent même pas dans les clauses du cahier des charges», a déclaré Mohamed Dahbi coordinateur de l’Union générale des Entreprises et professions. «C’est absurde la politique de cette société qui invente à chaque fois de nouvelles taxes», a-t-il indiqué. Les chevillards contestent surtout le paiement d’une taxe de 0.17 DH/kg appelée redevance bovine, une taxe qui ne figure pas, selon la même source, dans le contrat de gestion.

A côté de cela, ils dénoncent également d’autres taxes notamment la redevance fixe compte CUC d’un montant de 0,92 DH et la taxe redevance pour le gestionnaire fixée à 0,12 DH le kilogramme et la taxe d’abattage d’urgence. Autant de charges qui grèvent les chevillards et handicappent la compétitivité de la viande de la région. Ce n’est pas tout. Ils dénoncent également l’inertie des pouvoirs publics à l’égard de l’abattage clandestin qui a pris des proportions plus qu’inquiétantes.

D’après les syndicalistes seuls 20% de la viande consommée à la capitale économique transitent par les abattoirs agrées. Le reste (80%) provient de l’abattage clandestins ont-ils affirmé. La preuve disent-ils, c’est que les 15 jours de grèves non stop n’ont pas eu d’effet sur l’approvisionnement du marché local en viande rouge. «Sur les 120.000 tonnes de viande que les Casablancais consomment annuellement, seuls 22.000 sortent des abattoirs.

Le reste provient clandestinement de lieux et endroits bien connus de Casablanca sans que des mesures soient prises», souligne M. Dahbi. A cause de cette pratique illégale, plus de 300 chevillards ont mis la clé sous le paillasson. D’autres vont suivre si le conseil de la ville continue sa politique actuelle, précise un autre syndicaliste.

Abderrahman Ichi
LE MATIN

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