e Groupe de recherche islamo-chrétien ouvre ses travaux à rabat

Lors de cette session, les membres du GRIC oeuvreront à finaliser le projet du sujet le sacré et la violence et déterminer par la même occasion le thème qui fera l’objet de débat des prochaines sessions. La première séance, qui s’est déroulée en présence d’une assistance composée de musulmans, chrétiens et juifs, a été marquée par l’examen des travaux et recherches entreprises par le groupe de recherche islamo-chrétien outre la traduction de l’ouvrage Ces écritures qui nous questionnent de Hmida Ennaïfer de Tunisie.

La séance, prévue samedi, sera marquée par la présentation du dernier ouvrage collectif du groupe intitulé Chrétiens et Musulmans en dialogue: les identités en devenir paru en 2003 chez l’Harmattan. Cet ouvrage comprend en première partie deux articles rédigés par les membres du groupe de Rabat le premier est intitulé le mariage mixte au Maghreb et le second Mémoire collective en devenir: chrétiens et musulmans au Maroc (1856-1985).

Ce livre témoigne de l’expérience d’une rencontre. Il se présente comme un dossier polyphonique, composé de paroles de musulmans et de paroles de chrétiens, à propos de cette recherche d’identité de chaque communauté confrontée, aujourd’hui, au pluralisme religieux et désireuse de vivre en fidélité avec sa tradition. Il touche à des questions d’actualité comme les mariages mixtes, les minorités, l’exclusion et la réforme en Islam.

Dialogue avec l’Autre

Intervenant à l’ouverture de la session, le directeur général de la bibliothèque nationale, Driss Lkhrouz, a indiqué que le dialogue revêt un caractère complexe, en particulier avec l’Autre, soulignant l’importance que le Maroc accorde à ce dialogue au niveau du Maghreb et qui pourrait s’étendre au pourtour de la Méditerranée.L’être humain a commis plusieurs erreurs par le passé en négligeant le côté spirituel dans la chose culturelle, a-t-il affirmé, notant qu’un retour en force s’opère actuellement sur ce plan.

Il en veut pour preuve les travaux de cette session que le Royaume abrite et qui reflète l’intérêt porté par la société quant au traitement de la question religieuse.

Au niveau international, la gestion de la chose religieuse, a-t-il poursuivi, a toujours relevé des prérogatives de l’autorité, estimant que l’existence d’une chose culturelle ou spirituelle est tributaire des valeurs d’équité, d’ouverture, de respect de soi, d’autrui et du droit à la différence. Pour sa part, Hmida Ennaïfer, l’un des présidents du groupe de recherche, a présenté un aperçu sur le fonctionnement de cette instance créée en 1977 dans l’objectif de contribuer à l’instauration d’un dialogue inter-religieux par des penseurs et intellectuels musulmans, chrétiens et juifs autonomes, oeuvrant dans le cadre d’antennes à Tunis, Rabat, Paris, Bruxelles et Beyrouth.

Le GRIC (groupe de recherche islamo-chrétien), était soucieux de rompre avec le dialogue de sourds aux accents trop souvent apologétiques et polémiques qui tendait à s’établir lors des rencontres entre intellectuels chrétiens et musulmans, se donne chaque année un thème d’étude que les quatre antennes entreprennent en commun. Chaque antenne est en principe composée d’un petit groupe de chrétiens et de musulmans à parité quant au nombre et au niveau universitaire, qui veulent poursuivre ensemble des recherches sur certains sujets importants de leurs traditions religieuses. Une fois par an, des délégués de chaque équipe se retrouvent pour une rencontre générale dans l’un des quatre pays.

Quatre ouvrages collectifs ont déjà été élaborés, les trois premiers ayant été publiés aux éditions du Centurion et le dernier aux éditions l’harmattan. Il s’agit en l’occurrence de Ces Ecritures qui nous questionnent, la Bible et le Coran , Foi et justice, Un défi pour le christianisme et pour l’islam, Pluralisme et Laicité, Chrétiens et Musulmans proposent et Péché et responsabilité éthique.

Source : MAP

Commentaires