Grippe aviaire/Risque pandémie: plusieurs sous-types, virus très pathogène (OMS)

En trois ans, moins de 200 cas humains ont été confirmés en laboratoire, tous

infectés par contact direct avec de la volaille malade. Les virus grippaux de

type A présentent 16 sous-types HA (hémagglutinine) et neuf NA (neuraminidase)

aux combinaisons multiples. Seuls des virus des sous-types H5 et H7 peuvent

être hautement pathogènes.

Depuis 1959, l’infection humaine par un virus grippal aviaire a été établie à

dix reprises. Sur les centaines de souches de virus grippaux aviaires A, quatre

seulement ont provoqué des infections humaines: H5N1, H7N3, H7N7 et H9N2.

En général, l’infection humaine par ces virus n’entraîne que des symptômes

légers et une maladie bénigne, à une exception près: le virus H5N1 hautement

pathogène, indique l’OMS.

Une pandémie peut se déclencher quand trois conditions sont remplies: émergence

d’un nouveau sous-type de virus grippal; infection de l’homme par ce virus qui

provoque une pathologie grave; propagation interhumaine aisée et durable.

Dans le cas du virus H5N1, les deux premières conditions sont remplies: il

s’agit d’un nouveau virus pour l’homme et d’un virus qui a infecté plus de 170

sujets humains, dont plus de la moitié sont morts, souligne l’agence de l’ONU.

Toutes les conditions sont donc réunies pour une pandémie sauf une: la

transmission interhumaine efficace et durable du virus. Le risque de voir un

virus H5N1 acquérir cette capacité subsistera aussi longtemps que des occasions

d’infection de sujets humains existent, soit aussi longtemps que le virus

continue de circuler chez les oiseaux, ce qui pourrait durer plusieurs années.

Le virus H5N1 peut améliorer sa transmissibilité par deux mécanismes

principaux: un réassortiment, avec l’échange du matériel génétique entre les

virus humains et aviaires au cours de la co- infection d’un sujet humain ou

d’un porc.

Ou bien un processus plus progressif de mutation adaptative. La capacité du

virus à se fixer aux cellules humaines augmente alors au fil des infections

successives de sujets humains.

Jusqu’ici, l’OMS n’a confirmé aucun cas de transmission directe interhumaine en

dehors de cas limités de contacts familiaux très étroits. Les scientifiques ne

peuvent pas prédire quand cette transmission surviendra, si elle survient un

jour.

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