Le Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix en conclave à Séville

Un grand nombre de représentants d’autres confessions et d’experts de renommée mondiale prendront aussi part à ce dialogue judéo-musulman qui a pour principal objectif de « favoriser la rencontre et le dialogue entre religieux juifs et musulmans afin de bâtir la confiance nécessaire à l’élaboration de projets communs», a précisé la «Fondation trois cultures», basée à Séville, co-organisatrice de la rencontre avec la Fondation «Hommes de parole».

La rencontre vise à permettre aux « religieux, forts de leur influence, de contribuer à la résolution des conflits dans de nombreuses régions du monde » et à « redonner à ces religieux porteurs de paix la parole prise en otage par les extrémistes de tous bords qui encouragent la haine et la violence ».

Le Congrès permettra aussi d’élargir le réseau de religieux engagés dans ce processus, tout particulièrement le grand nombre d’imams venus des pays arabes, et favoriser la mise en place d’actions de terrain portées par les participants, dans le domaine de l’éducation, et plus précisément de l’éducation à la paix, du dialogue et de la rencontre de l’Autre.

Un grand nombre de personnalités qui ont rarement l’occasion de se rencontrer dans un cadre informel et ouvert, où des échanges et des réflexions en profondeur peuvent être menés, enrichiront par leurs contributions ce dialogue judéo-musulman.

Le deuxième Congrès mondial des imams et rabbins pour la paix a été élaboré pour créer ce contexte propice aux travaux, aux propositions et aux actions.

Chacun des participants aura la possibilité d’en être pleinement moteur et acteur.

La première journée (20 mars) permettra d’évoquer les nouveaux défis que doivent relever les leaders religieux dans nos sociétés contemporaines : « Les défis contemporains des leaders religieux », « Technologie et moralité », «Tension entre individualisme et responsabilité sociale », et « La foi dans les sociétés laïques ».

La seconde et la troisième journée donneront à chacun (sous forme d’atelier) la possibilité d’apporter sa contribution au rôle des religieux dans la résolution des conflits.

Outre MM. Azoulay et Toufiq, plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, notamment MM. Rachid Benmokhtar, président de l’Université Al Akhawayne, Ahmed Abbadi, directeur des Affaires islamiques au ministère des Habous et des Affaires islamiques, Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères, Manuel Chaves, Président du gouvernement autonome d’Andalousie, Fédérico Mayor, co-directeur de l’Alliance des civilisations, Abdulaziz Othman Altwaijiri, directeur général de l’ISESCO.

Entre autres leaders religieux qui prendront part à ce Congrès, figurent le grand rabbin Yona Metzger, grand rabbin d’Israël, Imad Al Falouji, imam de Ghaza, le grand rabbin Michael Melchior, grand rabbin de Norvège, membre de la Knesset, et Mustafa Cagrici, mufti d’Istanbul.

Lematin.

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