Eclairage: Bush fait l’éloge de sa lutte contre le terrorisme

George W. Bush est persuadé que Dieu lui a dit d’aller faire la guerre en Afghanistan et en Irak, a déclaré le ministre palestinien de l’Information Nabil Chaath dans un entretien rendu public jeudi par la BBC.

FOCUS:

Le monde reste vulnérable face au terrorisme.

Alors que New York serait menacé par un attentat, le président américain George Walker Bush est monté au créneau pour tenter d’endiguer sa baisse de popularité sur le plan intérieur. Pour cela, le locataire de la Maison Blanche a une fois encore eu recours à son thème de prédilection : la lutte contre le terrorisme.

Lors d’un discours prononcé le 6 octobre 2005, George Bush a affirmé que ses services avaient fait échouer trois tentatives d’attentats contre les Etats-Unis depuis l’attaque terroriste du 11 septembre 2001.

En outres, toujours selon George Bush, les services de renseignement américains auraient contribué à déjouer sept projets d’attentats dans d’autres pays.

Hormis quelques cas connus, le chef de l’administration conservatrice n’a pas donné de plus amples détails et ses propos ressemblent plus à une campagne de réhabilitation politique qu’à une volonté d’informer.

En réalité, les Etats-Unis restent toujours aussi vulnérables face au terrorisme. L’administration Bush, elle-même, l’avait admit devant la commission d’enquête indépendante sur l’attaque du 11 septembre 2001. La planète, dans sa globalité, est concernée.

De Casablanca à Bali en passant par Istanbul, aucun pays, aujourd’hui, ne peut prétendre être à l’abri d’un attentat islamiste. Qui plus est, les derniers attentats de Madrid, de Londres ou encore de Bali démontrent clairement la capacité du réseau terroriste islamiste à se régénérer pour mieux frapper.

Les causes de l’échec évident de la lutte globale contre le terrorisme sont d’abord à rechercher dans la nature même de ce fléau.

En effet, l’objectif du djihad internationaliste n’est pas concret. Dépourvue de but politique, la nébuleuse associative désoriente l’arsenal défensif des Etats. Ces derniers sont confrontés à un nouveau type de menace dont les contours sont incertains.

De plus, les fidèles d’Al-Qaïda ont démontré que, même dépourvus d’une organisation centralisée –comme ce fut le cas sous le leadership de Ben Laden-, ils gardent tout de même une capacité de nuisance.

L’allégeance au Label Al-Qaïda, avec laquelle ils n’ont pas forcement de lien quantifiable, permet de générer une certaine cohérence à leur guerre. Or face à ce danger, la coalition anti-terroriste ne propose qu’une réponse sécuritaire classique (Lire: Nouvelles menaces, riposte classique).

Mais c’est surtout la guerre en Irak (que Bush a qualifiée lors de son discours de « front central de la lutte contre le terrorisme ») qui contribue le plus à renforcer l’internationale islamiste et à affaiblir son éradication.

L’intervention des coalisés en Irak a non seulement fissurée la coalition anti-terroriste née au lendemain de l’attaque contre la côte Ouest des Etats-Unis, mais elle a aussi offert un nouveau terrain d’expérimentation au fondamentalisme (Lire : Une guerre qui ne dit pas son nom)

Rien de nouveau donc dans le dernier discours de George Bush, l’homme semble déterminé à poursuivre sa politique qui consiste à négliger les ressources de la coopération et du droit international au profit d’une Realpolitik qui alimente le cycle la haine et le terrorisme.

MENACE:

New York renforce la sécurité dans le métro à cause d’une menace d’attentat

La ville de New York a renforcé jeudi la sécurité dans le métro en raison d’une menace spécifique d’attentat, au moment où le président George W. Bush a prévenu les Américains que les Etats-Unis étaient toujours menacés par le terrorisme plus de quatre ans après les attaques du 11-Septembre.

Saïd Raïssi

Source : Menara

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