Dick Cheney a quitté l’hôpital.

L e vice-président américain Dick Cheney, hospitalisé tôt lundi 9 janvier, après avoir éprouvé des difficultés respiratoires et avoir été victime d’un oedème, est sorti de l’hôpital quelques heures après son admission, a annoncé sa porte-parole.

Le vice-président est sorti ce matin de l’hôpital, a déclaré Jenny Mayfield, en indiquant qu’il était s’était rendu chez lui.

Dick Cheney, qui a des antécédents cardiaques, a été victime d’un œdème, ou accumulation dans les tissus de liquide provenant du sang, du fait de médicaments absorbés pour un problème médical au pied.

Le vice-président s’est rendu à l’hôpital George Washington à 03H00 ce matin (08H00 GMT), a déclaré sa porte-parole Lee Ann McBride.

Ses médecins ont estimé que son électro-cardiogramme était inchangé et ont diagnostiqué un oedème dû à la prise de médicaments anti-inflammatoires pour un problème au pied. Ils l’ont placé sous diurétique, a ajouté Lee Ann McBride.

* 4 crises cardiaques

A 64 ans, Dick Cheney avait été opéré, en septembre dernier, à Washington pour un anévrisme artériel au niveau du genou droit et du genou gauche.

Le vice-président avait subi une anesthésie de six heures, sans complication à l’intervention, qualifiée de réussie.

A l’époque, son bureau avait indiqué qu’il souffrait d’un anévrisme (cavité contenant du sang liquide ou coagulé, qui se développe sur le trajet d’une artère ou d’une veine par dilatation de ses parois) au genou droit, sans mentionner le gauche.

Dick Cheney a aussi subi une angioplastie en novembre 2000, en étant à sa quatrième crise cardiaque depuis 1978. Il a également eu un quadruple pontage coronarien en 1988 et porte un défibrillateur depuis juin 2001.

* Plus puissant vice-président

Réélu en 2004 avec le président Bush, l’ancien ministre de la Défense et élu républicain de l’Etat du Wyoming (ouest), est considéré comme l’un des plus puissants vice-présidents de l’histoire des Etats-Unis.

Le vice-président a récemment défendu la légalité des écoutes controversées pratiquées aux Etats-Unis et autorisées par le président Bush sans mandat de la justice. Et ce, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Alors que les pouvoirs croissants du président sont l’objet de polémiques, le vice-président avait assuré qu’à l’époque où nous vivons, (avec) la nature des menaces auxquelles nous faisons face, le président des Etats-Unis a besoin que ses pouvoirs constitutionnels soient inaltérés.

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