Deux cas de suicide collectif au Japon: neuf morts

La police a retrouvé les cadavres de cinq hommes et une femme, âgés de 20 à 40 ans, à l’intérieur d’une camionnette arrêtée sur un sentier forestier à 70 km de la capitale. Elle a aussi récupéré du charbon de bois brûlé. Les portières et les vitres du véhicule avaient été volontairement scellées.

La même méthode avait été employée dans une autre affaire de suicide collectif qui remonte à mercredi dans la préfecture septentrionale d’Aomori. Là, la police a retrouvé les corps d’un homme et de deux femmes trentenaires dans une voiture garée sur un parking isolé de montagne.

Le trio s’était rencontré dans un hôpital psychiatrique et souffrait de troubles mentaux, selon un porte-parole de la police.

Les enquêteurs n’ont pas précisé s’il s’agissait de suicides organisés via l’internet, un phénomène de société japonais qui a fait 91 morts en 2005, soit une augmentation de 65% par rapport à 2004. Ces suicides impliquent des gens qui ne se connaissent pas mais se réunissent pour mourir ensemble après s’être rencontrés sur des sites internet.

Le Japon connaît le plus fort taux de suicide du monde industrialisé avec 24,1 cas pour 100’000 habitants par an, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Par ailleurs, quatre soldats japonais se sont suicidés en revenant d’Irak depuis le début du déploiement nippon en 2004, en raison du stress subi sur place, affirme le quotidien de gauche Asahi Shimbun. Selon lui, un certain nombre de militaires japonais ont été psychologiquement éprouvés par leur expérience en Irak.

Une porte-parole du ministère de la Défense a confirmé le nombre de suicide mais a souligné qu’il était difficile d’en identifier les raisons. Selon des statistiques officielles, 94 membres des Forces d’autodéfense (FAD, armée japonaise) – sur un effectif total de 240’000 hommes – se sont suicidés entre mars 2004 et mars 2005.

Romandie

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