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Maroc :  La fermeté de Rabat à l'égard de l'Algérie approuvée par la classe politique
Posté par hicham le 18/6/2005 12:12:37 (1128 lectures)

La visite du Premier ministre Ouyahia ayant été jugée «inopportune»
La réaction du Maroc considérant comme «inopportune» la visite envisagée dans le Royaume du Premier ministre algérien a suscité bon nombre de réactions parmi les acteurs et dirigeants politiques du pays. En dépit de la position de l'ancien ministre des Affaires étrangères M'hammed Boucetta estimant n'ayant pas de commentaires à ajouter à ce sujet puisqu'il s'agit d'«une décision du ministère des Affaires étrangères», Mostapha Oukacha, président de la Chambre des Conseillers et membre du Bureau national du RNI (Rassemblement national des Indépendants), annonce, au contraire, qu'il s'agit d'une mesure qui lui paraît «normale et faisant partie du comportement des Etats».

M. Oukacha a ajouté, à cet effet, que «le Maroc a toujours prôné des mesures de flexibilité et souplesse à l'égard de ses voisins algériens, de même qu'il a toujours placé la question de l'édification de l'Union du Maghreb arabe à la tête de ses priorités, et ce au même titre que son attachement à son intégrité territoriale, mais la patience a des limites».

Mais, réplique-t-il, «il est inadmissible de continuer dans cette voie, surtout dans ces moments difficiles et au vu des déclarations du Président algérien qui ne servent aucunement les intérêts du Maghreb arabe». Pour Mohamed Abied, secrétaire général de l'Union constitutionnelle (UC) et ancien ministre, «les responsables du report de la visite du Premier ministre algérien sont les Algériens de ce pays et leurs déclarations à l'égard du Maroc».

Car, a-t-il dit, «Nous au Maroc, nous avons tout fait pour nous rapprocher de nos voisins et donner une nouvelle dynamique à l'édification de l'UMA (Union du Maghreb arabe). La dernière réunion entre S.M. le Roi Mohammed VI et le Président Abdelaziz Bouteflika nous a donné un peu d'espoir, mais les déclarations de ce dernier demeurent incompréhensibles pour nous et il faut commencer à clarifier les choses avant de s'occuper du quotidien».

En guise d'explication,il a annoncé que «nous sommes des voisins, appelés à coopérer entre nous, mais encore faut-il qu'il y ait un climat de clarté et de sincérité, sachant que nous ne construisons pas une entité régionale en une seule décennie».

Et de rappeler que «l'histoire retiendra que nous n'avons jamais failli à nos engagements unitaires à l'égard de nos voisins, mais ces derniers veulent plaire, sur le plan économique, au Maroc et au niveau politique, aux séparatistes. Pour conclure, M. Abied appelle à mettre un terme à ce double langage, car, dit-il, «les choses sont ce qu'elles sont, cette visite aurait été une perte de temps.

En bref, j'applaudis la position du Royaume». De son côté, Khalid Naciri, membre du Bureau politique du PPS (Parti du progrès et du socialisme) et signataire de l'Appel citoyen, estime justifiée la réaction du gouvernement marocain, puisque, remarque-t-il, «l'Algérie et ses institutions ayant mené une démarche systématique d'atteinte délibérée au Maroc et partant déployant une démarche de duplicité».

Tout en mettant l'accent sur la nécessité «de mettre un terme à cette véritable schizophrénie», M. Naciri annonce que «les relations d'Etat à Etat doivent reposer sur un minimum de respect et de crédibilité». Et de conclure : «C'est triste de le dire, nos frères algériens supportent la responsabilité intégrale de l'état de délabrement de nos relations bilatérales. La balle est dans leur camp».
source:lematin

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