Certains malfaiteurs soutirent, sous la menace de l¹arme blanche, à leurs victimes les portables et l¹argent qu¹elles portent sur elles. Dans de certains cas, le voleur prend le soin de rendre la puce à la victime et s¹emparer uniquement de l¹appareil. Comme quoi, il ya aussi des voleurs «gentils».
Les femmes ne circulent pas à l¹aise toutes seules à Casablanca. C¹est ce qui ressort du comportement de plusieurs d¹entre elles. Certaines ne portent leurs sacs à main que pour la forme. Leurs papiers et autres accessoires utiles ou de valeur sont rangés dans leurs poches. De la sorte, lorsque le sac est volé, il y a plus de peur que de dégâts. En effet, le phénomène du vol à l¹arraché et à l¹arme blanche continue d¹inquiéter les habitants de la capitale économique du pays. Le comble est lorsque le forfait est commis dans des endroits réputés être sécurisés et chics. Qui sont les auteurs de ces crimes? D¹où viennent-ils ? Comment échappent-ils aux rondes de routine de la police et des éléments des Groupes urbains de sécurité (GUS) ?
Un flux de questions se pose. Certains sont spécialisés dans la pratique de ces actes criminels.
Un job qui leur rapporte beaucoup. Et lorsqu¹ils se rendent compte que la police les traque, ils disparaissent, «repos des guerriers», pour réapparaître encore plus dangereux, semant la terreur au sein de la population notamment les femmes, qui constituent une proie facile à leurs griffes. Ce phénomène a pris une autre dimension. Certains voleurs ne sont plus agressifs. Sous la menace de l¹arme blanche, bien entendu, ils demandent à la victime de leur offrir le portable et l¹argent qu¹elle porte sur elle. La semaine dernière, une journaliste a été sommée, sous la menace de l¹arme blanche, de céder son portable sur le boulevard de la Résistance. L¹auteur du crime a été arrêté sur place par des éléments de la police qui étaient de passage sur les lieux. Dimanche matin, une femme accompagnée de ces deux enfants a été agressée dans les parages du marché centrale au centre ville. Cette scène s¹est déroulée calmement en quelques secondes sans attirer l¹attention des passants. Ces derniers pourraient croire qu¹il s¹agit d¹un couple en train de discuter de leurs problèmes. Et ils ne peuvent s¹en rendre compte qu¹après la disparition de l¹agresseur et les cris de la victime.
Il ne s¹agit pas d¹un cas isolé. Un nouveau phénomène du vol à l¹arme blanche. Lundi matin, un individu, habillé correctement, a arrêté une femme devant un café sur le boulevard d¹Emile Zola et lui a demandé, sous la menace de l¹arme blanche, de lui livrer le portable et son porte-monnaie. Chose faite. Il a pris le portable et a enlevé la puce qu¹il a rendue à la dame qui tremblait de peur, et s¹est emparé de l¹appareil et l¹argent, avant de prendre la fuite. Finalement la femme agressée n¹a pas perdu ses papiers et son numéro de téléphone.
Un voleur gentil. Un nouveau type de vol. La femme n¹a pas jugé utile d¹aller faire une réclamation. Elle s¹est dirigée dans un état perturbée vers son travail.
Cette «gentillesse» du malfaiteur ne pousse pas généralement la victime à aller faire une déclaration de perte des papiers et donner une description du criminel à la police.
Pas de violence, pas de perte de papiers et même de numéro de téléphone portable, chose qui ne provoque pas la victime à aller faire une plainte ou une déclaration de perte. La procédure arrange ces malfaiteurs qui continuent d¹opérer silencieusement mais dangereusement.
source:albayane



