Le patineur des étangs (ou gerris, une punaise d’eau) marche sur l’eau. Ses pattes ne percent la couche superficielle de l’eau que si l’on surcharge l’insecte aquatique d’environ 60 fois son poids. Deux chercheurs de l’Académie des sciences de Chine viennent de découvrir que cet étonnant pouvoir hydrophobe des pattes du patineur n’est pas seulement dû à la cire qu’elles sécrètent, mais aussi à leur microstructuration.
Au microscope électronique, les membres propulseurs de l’insecte se révèlent couverts d’aiguilles minuscules, longues d’une fraction de millimètre. Les observations montrent que l’eau s’insinue si mal dans ce réseau de fibres, que le volume qui sépare la patte de la surface de l’eau est composé à 97 pour cent d’air. Cela explique les brusques accélérations du patineur : il est monté sur coussins d’air.



