Contre le pays organisateur, lundi en match de la dernière journée du premier tour de la CAN-2008 de football, la sélection marocaine va jouer quitte ou double pour l'emporter car un succès est synonyme automatiquement de qualification et c'est la seule et unique option qu'envisagent les protégés de Henri Michel.
Tous les joueurs affichent un moral de plomb. Ils sont confiants en leur potentiel, se disant capables de relever le défi face aux Black Stars. Ils sont conscients de l'enjeu de cette confrontation.
" Les Ghanéens jouent à domicile et ils seront soutenus par un public nombreux, mais nous sommes confiants de notre potentiel et nous allons donner tout pour le tout pour décrocher notre billet de qualification ", relativise Marouane Chamakh, soulignant qu'il faut impérativement rester concentrés jusqu'au bout pour ne pas céder à la pression.
"Nous sommes très attendus mais c'est à nous de jouer et de faire la différence ", lance son coéquipier Amine Erbati, mettant l'accent sur les moyens de l'équipe nationale, ses capacités et ses larges possibilités de pouvoir rivaliser avec le Ghana et réussir un bon résultat.
Le onze national est effectivement conscient qu'il n'a pas droit à l'erreur s'il veut prolonger son aventure dans cette 26 édition de la CAN, car tout autre résultat que la victoire enfoncera les Lions de l'Atlas dans les rangs des oubliés de cette compétition.
Mais les hommes de Claude le Roy ne l'entendent pas de cette oreille, eux qui sont sous les feux des critiques depuis l'entame du tournoi en dépit de leurs victoires lors des deux premiers matches. Leurs fans leur reprochent une stérilité offensive et un jeu sans séduction des joueurs, pourtant érigés au tour de grandes stars, à l'image de Michael Essien et Asamoah.
C'est dire que les locaux vont faire de leur mieux pour " corriger " leur image auprès de leur public, d'autant que leur qualification aux quarts de finale n'est pas encore totalement acquise. C'est dire qu'ils n'auront de pensée que pour le succès face au Maroc, ce qui rend la mission des nationaux plus délicate.
" Nous sommes dans la situation que nous n'avions pas voulu envisager ", avait reconnu samedi l'entraineur du onze marocain Henri Michel, soulignant la capacité de son équipe de trouver une solution pour sortir de cette impasse.
" Notre idée est de passer le premier tour et nous allons nous investir à fond pour atteindre cet objectif ", disait- il.
Dans l'autre match de ce groupe, qui mettra aux prises dans le même temps la Guinée et la Namibie à Sekondi, le "Syli national", qui s'est mêlé aux calculs à l'issue de son succès face au Maroc, croit toujours à la qualification.
Une autre victoire des poulains de Robert Nouzaret les qualifierait pour le tour suivant alors qu'une défaite des Black Stars pourrait les éliminer dès le premier tour. Tous les scénarios sont encore possibles.
MAP



