Citoyens ordinaires, ils étaient inconnus de la police
La police britannique a identifié un homme qu'elle soupçonne d'être le quatrième poseur de bombes des attentats de jeudi dernier dans les transports en commun londoniens. La police n'a pas souhaité s'exprimer sur cette information, mais la presse a indiqué que les terroristes seraient tous des Britanniques d'origine pakistanaise . Selon les médias, ils proviendraient de la région de Leeds. Les quatre poseurs de bombes pourraient bien avoir trouvé la mort dans les explosions, ce qui laisse penser que ces attaques pourraient être les premiers attentats suicide en Europe occidentale.
Par ailleurs, Tony Blair a esquissé mercredi la fin de la quasi totale liberté d'expression jusque-là accordée aux prédicateurs islamistes installés au Royaume-Uni, exprimant son intention d'expulser «ceux qui attisent la haine». «Il faut réfléchir de façon urgente comment renforcer les procédures permettant d'interdire l'entrée du Royaume-Uni aux personnes qui attiseraient la haine» et «comment expulser ces personnes si elles rentrent trop facilement» sur le territoire britannique, a insisté le Premier ministre britannique devant la chambre des Communes.
A noter à ce propos, les ministres européens de l'Intérieur se sont retrouvés hier à Bruxelles, six jours après les attentats de Londres pour souligner l'unité de l'UE face au terrorisme et demander l'adoption rapide des mesures mises sur la table il y a déjà un an après les attaques de Madrid. «Je vous remercie pour votre soutien, non seulement de principe mais également opérationnel qui a permis à la police britannique de réaliser le travail qu'elle fait aujourd'hui», a déclaré à ses homologues le ministre britannique, Charles Clarke, à l'ouverture de la réunion.
«Aucune des propositions sur notre agenda aujourd'hui n'est nouvelle. Mais nous devons accélérer notre travail pour mettre en place les mesures nécessaires afin de rendre le travail des terroristes plus difficile», a-t-il ajouté.
Le ministre espagnol, José Antonio Alonso, qui était à l'origine de cette réunion, a déclaré : «Il s'agit de donner une impulsion politique à certaines questions. L'espace européen de sécurité doit se construire, indépendamment des crises que traverse l'Union européenne».
source:lematin



