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Maroc : Les principaux défis de 2008
Posté par infosdumaroc le 1/1/2008 20:35:27 (1595 lectures)

Améliorer le pouvoir d'achat, contenir l'inflation et consolider la croissance

En gros, 2007 a été une bonne année sur le plan économique. Le rythme des chantiers s’est maintenu, les investissements étrangers se sont consolidés, la croissance a été au rendez-vous et la gouvernance a été correcte.

Voilà, on y est. C’est la fin de l’année. On va pouvoir dire deux ou trois mots sur l’année qui finit et former deux ou trois souhaits pour l’année qui vient. En gros, 2007 a été une bonne année sur le plan économique. Le rythme des chantiers s’est maintenu, les investissements étrangers se sont consolidés, la croissance a été au rendez-vous et la gouvernance a été correcte. Le Roi régnait et gouvernait. Le gouvernement gouvernait, aussi. Et l’administration de l’Etat administrait. La machine était un peu emballée, mais on sentait qu’elle était bien tenue. Les Marocains comprennent cela assez vite, — ils se sentent gouvernés —ils n’ont pas besoin de dessin. C’est sur le plan politique que nous avons enregistré les déceptions les plus significatives. Des élections législatives propres n’accouchent pas toujours d’une Chambre représentative. La transparence électorale ne fait pas un triomphe au niveau de la participation. Et les Marocains bien gouvernés —la monarchie s’acquittant de l’essentiel du travail— ne croient plus, dans l’ensemble, à la nécessité d’avoir une vie politique normale avec des institutions démocratiques normales. Ni les partis politiques frappés d’un discrédit durable, ni le Parlement plus chambre d’enregistrement que jamais, ni la classe politique qui paie cher son incapacité à s’assainir ne peuvent créer un espace politique propre dans lequel ils pourraient respirer. Et vivre d’une manière autonome. La transition politique marocaine en panne a produit une sorte d’Etat d’exception consensuel. Toute la charge du travail reposant sur les épaules du Souverain. Cette force est aussi une fragilité. La dynamique de l’action royale doit absolument être relayée, comme dans un passé récent, par un gouvernement ressenti par l’opinion publique comme étant fort. Et c’est là avec le pouvoir d’achat, l’inflation, et la croissance une des inquiétudes majeures pour 2008. Bonne année et meilleurs vœux.



Khalil HACHIMI IDRISSI
Aujourdhui.ma

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