Le 20 août dernier, dans le discours prononcé à l'occasion de la célébration du 54e anniversaire de la Révolution du Roi et du peuple, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a mis solennellement en garde les électeurs au scrutin législatif de ce vendredi 7 septembre. "N'hypothéquez pas votre devenir en vendant vos voix
et vos convictions à ceux qui sont indignes de confiance".
Une lecture sommaire de l'allocution royale se limiterait arbitrairement à un tel rappel.
Il en faudrait davantage plus qu'une lecture simple d'un texte qui est un véritable programme pédagogique. "Le vote est l'un des éléments-clés de la citoyenneté responsable", a affirmé dans le même discours le Souverain, ajoutant plus loin qu'une "participation continue ne se réduit pas à l'opération
de vote le jour du scrutin, mais implique plutôt le devoir de s'investir en permanence dans les chantiers
de développement et de citoyenneté".
Le discours royal émaille de florilèges d'énoncés pertinents, salvateurs et didactiques avec ce que ces mots ont de poids et de force. Nous sommes aujourd'hui interpellés par leur teneur profonde: alors que nous sommes conviés à faire acte de civisme, d'exercer pleinement notre droit et notre devoir de citoyen, voilà que les paroles royales surgissent à nos consciences comme une lumière guidant nos pas. Le libre choix auquel nous incline le scrutin démocratique n'est dicté par aucune autre considération que la responsabilité et la liberté assumées.
A la limite, notre choix, si minime soit-il, pèsera de son propre poids sur le cours des choses. Et s'il est "bon" comme l'on dit, il déterminera le destin
de la démocratie. Le camp de la démocratie, c'est celui
de la légalité, de la transparence et du partage autour
de valeurs qui n'ont pas cessé depuis quelques années maintenant de se renforcer sous la conduite éclairée
de Sa Majesté le Roi Mohammed VI: l'Etat de droit, la promotion des libertés publiques et individuelles, la justice économique et sociale, l'enracinement dans nos traditions islamiques, la solidarité, le pluralisme, la tolérance et l'ouverture sur le monde. Sur ce socle solide, forteresse inexpugnable, le Maroc s'appuie et se développe à la fois.
Il est aussi un contrat irréfragable entre le peuple et la Monarchie, un pacte moral sur lequel il est impossible
de transiger, tant il est vrai que notre pays n'a d'autre choix que la démocratie, d'autre système que les institutions pérennes et d'autres objectifs que le progrès et la modernité. Ceux qui se mettront en travers en auront pour leur grade! Les élections de ce vendredi 7 septembre ne sont qu'une étape parmi d'autres de la consolidation démocratique.
Or, au-delà, il nous revient de nous inscrire dans la nouvelle dynamique où l'action politique responsable n'est qu'un moyen. Elle doit être au service de l'idéal que nous n'avons jamais cessé de défendre, celui d'un Maroc libre, pluraliste et moderne, à vocation universelle et entièrement tourné vers le progrès et
la solidarité. Un Maroc du troisième millénaire!
LE MATIN



