La presse nationale de mardi qualifient en général de satisfaisant mais pas rassurant le nul (1-1) ramené par l'équipe marocaine du Zimbabwe, dimanche dernier en match de la 3è journée des éliminatoires de la coupe d'Afrique des Nations de football 2008 (groupe 12).
Sous le titre "L'équipe nationale échappe à la défaite, tombe dans les calculs", le quotidien "Al Alam" indique que ce nul "décevant" accentue les craintes de se perdre dans les calculs de dernières minutes qui pourraient entraîner l'élimination des nationaux.
Des craintes, ajoute la publication, motivées davantage par la "prestation terne" du Onze national, qui ne rassure nullement sur l'issue des deux prochains matches de ces éliminatoires.
Sous le titre "Un nul et un tas de points d'interrogation", "Al-Ittihad Al-Ichtiraki" s'interroge s'il faut considérer ce résultat comme "un nul au goût de la victoire" à même de "préserver les chances de qualification, dans la mesure où il permet à l'équipe nationale de rester en tête de son groupe?" ou comme "un nul avec un arrière-goût de défaite. Une défaite non pas en terme de résultat, mais en terme de choix tactiques".
Pour "Assabah", si certains observateurs considèrent ce résultat comme "rassurant" vu les conditions dans lesquels s'est déroulée la rencontre et le forfait de joueurs clé de l'équipe nationale, d'autres estiment que ce nul va à l'encontre des aspirations de l'équipe nationale et consacre sa prestation sans éclat lors du dernier match amical contre la Tunisie.
Sous le titre "comment a-t-on échappé au déluge de Harare" le bi-hebdomadaire spécialisé "Al-Mountakhab" estime qu'un point est mieux que rien, relevant que l'entraîneur national a opté pour "une prudence qui frôle la prise de risque".
Pour le bi-hebdomadaire sportif, "Annoukhba", qui titre "Nouvelle déroute footbalistique: des choix stériles en héros", a estimé que ce nul, tout en étant un résultat positif, reste insatisfaisant en raison notamment de l'inefficacité de la ligne d'attaque qui comptait un seul joueur en pointe.
Le Matin du Sahara et du Maghreb, estime qu'"en début de rencontre, en portant sa ligne d'attaque, très haut, chez l'adversaire, Fakhir a déjà constitué un mur qui handicapait sérieusement le Onze national du Zimbabwe", ajoutant qu'"en gardant cette tactique, nous sommes persuadés que les Marocains auraient ajouté d'autres buts".
Pour sa part, "Bayan Al Yaoum" estime que ce résultat "complique les calculs de l'équipe nationale", affichant "une inquiétude croissante concernant le parcours" des Lions de l'Atlas. Même son de cloche du côté d'"Assahara Al-Maghribya", "Al Ahdat Al-Maghribya" et "Assahifa", pour qui "l'excès de prudence devant un adversaire à la portée a valu à l'équipe nationale deux précieux points".
"Al-Monaâtaf" écrit pour sa part qu'après ce nul "qui suscite la polémique" toutes les composantes du football national doivent se pencher sur la question de la défaillance "tactique" et les moyens de mettre en place des équipes nationales de bon niveau. De son côté, "l'Opinion" qualifie de "pas vilain du tout" ce nul, "arraché dans un contexte difficile face au Zimbabwe soutenus par 45.000 spectateurs tous acquis à la cause de leur équipe".
"Un nul tout aussi encourageant qu'il nous laisse aussi sur notre faim. Dans ce match très contesté, on aurait aussi bien pu gagner mais aussi perdre", relativise le quotidien, soulignant qu'on ne mesurera le réel impact de ce résultat qu'au début juin après le retour contre le même Zimbabwe et le voyage à Malawi.
Pour justement mesurer l'impact de ce résultat, "Al Bayane" a choisi de se propulser dans l'avenir, précisément dans la dernière journée de ces éliminatoires. "Ce jour-là, le Maroc sera au repos et devrait attendre l'issue du match Zimbabwe-Malawi", pronostique le quotidien, avertissant que "si le Maroc sera assuré de l'emporter contre le Zimbabwe le 2 juin prochain, on sera condamné au pire face au Malawi le 16 juin où le Maroc se déplacera et subira les affres du climat, du dépaysement et de la pression locale".
MAP



