Le présumé terroriste Saâd Houssaini a été déféré, mardi, par le parquet devant la juge d'instruction de l'annexe à Salé de la Cour d'appel de Rabat pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat", a annoncé le procureur général du Roi près cette Cour.
Houssaini est accusé d'avoir reçu des fonds pour financer des activités susceptibles d'attenter à la sécurité de l'Etat, précise la même source, ajoutant que le prévenu est également poursuivi pour "constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes visant à troubler l'ordre public". De même source, on indique que les investigations ont montré que Houssaini, après avoir obtenu une licence en chimie, s'est rendu en Afghanistan où il a reçu des entraînements paramilitaires sur l'utilisation d'armes légères, la fabrication d'explosifs, les techniques de la guérilla et le combat de rue.
La même source relève que le prévenu, âgé de 38 ans, avait également rencontré certains dirigeants d'Al-Qaïda dans plusieurs parties du monde, notant qu'il avait participé en juin 2001, aux côtés de plusieurs condamnés dans les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca et de Mohamed Garbouzi, en fuite à l'étranger, aux réunions ayant débouché sur la création du "Groupe islamique combattant marocain" (GICM).
Démantèlement: Arrestation de 56 immigrés marocains
Les services de sécurité espagnols ont démantelé, mardi dans la localité de Ramonete (Murcie, est) un campement de baraques où vivaient des immigrés marocains dont 56 ont été arrêtés, a-t-on appris mercredi auprès de la délégation du gouvernement à Murcie. Parmi les 56 immigrés marocains arrêtés, 29 ne disposent pas de cartes de séjour et un est mineur d'âge, alors que le reste sont légalement établis en Espagne, a-t-on ajouté de même source.
Les immigrés marocains vivaient dans des conditions inhumaines dans ce campement constitué d'une trentaine de baraques et de cabanes de fortune où ils gîtaient après de dures journées de travail dans les champs. Les 29 immigrés irréguliers ont été transférés dans un centre d'internement de clandestins en vue de leur rapatriement au Maroc, le mineur a été remis aux services sociaux de la communauté autonome de Murcie, alors que les autres ont été libérés après interrogatoire au commissariat.
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