Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a effectué mardi une visite à l'hôpital Mohammed V de Casablanca, où il s'est enquis de l'état de santé des victimes de l'explosion survenue, dimanche dernier, dans un cybercafé à Casablanca, en particulier Mohamed Faiz, fils du propriétaire du cybercafé, théâtre de l'explosion. A cette occasion, le ministre a rendu hommage à M. Faiz pour son courage et son patriotisme sincère avec lesquels il a affronté les deux individus qui se préparaient à commettre leur crime odieux.
Par cette même occasion, M. Benmoussa a tenu une réunion sur le thème de la sécurité, au siège de la wilaya du Grand Casablanca. Il a mis l'accent sur la nécessité de faire preuve d'une extrême vigilance, saluant la coopération fructueuse des citoyens avec les services de sûreté.
D'autre part, «La manœuvre ourdie par les terroristes a été déjouée in extremis et les dégâts ont été minimes contrairement à ce qu'ils projetaient, a déclaré Mohamed Faïz, fils du propriétaire du cybercafé du quartier Sidi Moumen où a eu lieu l'explosion de dimanche dernier, qui a fait un mort et quatre blessés. ''Si les terroristes projetaient de causer le maximum de pertes, leur manœuvre a été déjouée in extremis et les dégâts ont été minimes, grâce à la vigilance des citoyens, ce qui constitue un motif de fierté'', a indiqué mardi à la MAP M. Faïz, qui s'était opposé aux deux terroristes ayant fait irruption dans son cybercafé, estimant que son local n'était ''sûrement'' pas la cible des terroristes.
Il a fait savoir que les deux individus, qui fréquentaient pour la première fois son cybercafé, ont rapidement attiré son attention puisqu'ils étaient ''trop agités''. L'un d'eux s'est même mis à ''frapper fort le clavier de l'ordinateur contre la table.
''J'ai commencé à les épier de loin et j'ai remarqué que leur agitation grandissait à mesure qu'ils échouaient à se connecter. L'un deux est sorti à plusieurs reprises chercher des cybercafés voisins, peut-être, pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un problème de connexion''. ''Ils ne répondaient pas à mes questions, et réalisant qu'ils étaient de plus en plus perplexes et agités, j'ai décidé d'avertir la police'', a poursuivi le gérant du cybercafé. "Le mot police les a visiblement effrayé et ils ont tenté de s'enfuir.
Mais je les ai empêchés de le faire en baissant le rideau du cyber. Et c'est à ce moment-là qu'une déflagration s'est produite et l'un d'eux, qui était blessé, a réussi à s'enfuir», a-t-il ajouté.
Lematin.ma



