La violence contre les femmes et les filles demeure un problème généralisé dans de nombreuses sociétés, trop souvent couvert ou tacitement toléré, a souligné mardi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
"Il faut mettre fin aux pratiques, aux coutumes et aux stéréotypes qui portent atteinte aux femmes et veiller à ce que celles-ci aient accès à l'éducation, aux soins de santé et à la propriété", a ajouté M. Ban Ki-moon lors d'un débat à l'Assemblée générale de l'ONU sur la promotion de l'égalité des sexes.
Pour M. Ban Ki-moon, l'égalité entre hommes et femmes "est un objectif en soi et la condition nécessaire pour construire un monde plus juste, plus pacifique et plus prospère".
"Lorsque les femmes sont véritablement engagées et responsabilisées, cela profite à toute la société", a-t-il précisé.
Assurant que l'égalité entre femmes et hommes "est une nécessité à la paix et à la sécurité", il a relevé que "dans presque tous les pays, celles-ci continuent d'être sous-représentées dans les processus de prise de décisions et le travail des femmes continue d'être sous-évalué, mal payé ou pas rémunéré du tout".
A cet égard, il a rappelé que sur plus de 100 millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés, la majorité sont des filles et que sur plus de 800 millions d'analphabètes, la majorité sont des femmes.
Il a, en outre, fait valoir la nécessité de promouvoir les droits de l'homme et la sécurité et d'intégrer les questions sexo-spécifiques dans les résolutions et les décisions de l'ONU, en particulier celles du Conseil des Droits de l'Homme et de la Commission de consolidation de la paix.
MAP



