La flambée qui marque, depuis le début de l¹année, les prix du Brent sur les marchés internationaux continue. Après le record de 60 dollars le baril atteint cette semaine, les pronostiques tablent sur des niveaux de prix jamais affichés d¹ici la fin de l¹année 2005. Pour le Maroc la situation est délicate. Une nouvelle révision des prix à la pompe s¹avère inéluctable.
La nouvelle hausse des prix du carburant est prévue dans les jours qui viennent, indique des sources bien informées. Près de 40 centimes vont s¹ajouter à la dernière révision de 50 centimes introduite le 16 mai dernier.
L¹État se trouve aujourd¹hui dans l¹incapacité de couvrir la totalité des charges estiment certains observateurs. Plus de 1,5 milliard de dirhams supplémentaires sont actuellement supportés par la Caisse de Compensation par jour pour la seule facture énergétique. Ainsi la consommation du carburant, dont les réserves couvrent à peine trois mois, coûte désormais 4,5 milliards de dirhams contre 3 milliards DH fixés pour 35 dollars le baril dans le budget 2005
Ces observateurs stipulent que pour maintenir l¹équilibre de la Caisse de Compensation, l¹État doit augmenter les prix à la pompe d¹au moins 1 DH par litre...
Ce qui serait très mal accueilli par les consommateurs. «Ce sera trop», souligne un automobiliste. Et d¹ajouter: c¹est vrai qu¹on se levant le matin je suis obligé de passer à la pompe quel que soit le prix fixé, mais, à mon sens, l¹État doit jouer son rôle... La dernière hausse effectuée sur les prix du carburant n¹a pas encore été bien digérée par les consommateurs, qu¹ils ne peuvent en supporter une autre.
Un économiste, qui estime que la hausse des prix de l¹énergie au Maroc a un impact néfaste sur la compétitivité de l¹économie nationale, qui déjà très faible, propose de revoir le rôle même de la caisse de Compensation. Car, dit-il, les ressources de la Caisse de Compensation sont limitées et ne peuvent indéfiniment soutenir la hausse des prix...
F.M.
source:albayane



