Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
16 utilisateur(s) en ligne (dont 8 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 16

plus...

Maroc : Des détenus salafistes redécouvrent l’amour
Posté par infosdumaroc le 14/2/2007 12:54:39 (1386 lectures)

Des prisonniers salafistes ont entamé des grèves de la faim pour amener le ministère de la Justice à leur permettre de se marier. Incarcérés à Casablanca, ils affirment craindre pour leur "stabilité" si la situation perdure.

Pour la première fois dans les annales des prisons marocaines, des détenus salafistes, condamnés dans le cadre des procès post-16 mai 2003, ont recouru à la grève de la faim pour «défendre leur droit au mariage». Issam Chouider, Kamal Chetbi, Abdelhakim El Ghali, Mohamed Aâtour et Rédouane Alami ont observé, pour la deuxième fois, une grève de la faim les 12 et 13 février en protestation, affirment-ils dans un communiqué, contre le Parquet de Casablanca. Ce dernier, à les en croire, tarde à répondre à leurs demandes de permission de mariage en prison présentées aux autorités judiciaires depuis plus de huit mois. Soutenus par leurs co-prisonniers parmi les salafistes, les cinq détenus affirment qu'ils pourraient recourir à d'autres formes, plus radicales, de protestation. L'une des issues envisagées est une grève illimitée de la faim.

Selon l'association Annassir, ONG dédiée au soutien des détenus de la Salafiya Jihadiya, il n'y a pas de raison pour que les cinq détenus en question soient privés d'un droit dont jouissent leurs «frères» dans les autres établissements pénitentiaires du Royaume et notamment à Fès, Kénitra et Meknès où des mariages avaient été conclus par des adouls à l'intérieur des prisons avec l'aval du ministère de la Justice.
Selon la même association, près d'une vingtaine de mariages ont été conclus de la sorte dans les prisons marocaines depuis les attentats du 16 mai 2003 et les procès qui s'en sont suivis.
«Cela participe à la stabilité mentale des détenus, mais aussi à la stabilité de leurs familles malgré les conditions de détention et la séparation», argumente Abderrahim Mouhtade, président de Annassir qui affirme que la revendication desdits prisonniers «constitue un pas en avant». «La majorité de cette catégorie de détenus étaitent contre les actes de mariage officiels. Aujourd'hui, ils reconnaissent implicitement les institutions et il faut les aider dans ce revirement positif», explique M. Mouhtade.
Mohamed Aâtour purge une peine de prison à perpétuité. Kamal Chetbi, extradé d'Espagne, a été condamné à 20 ans de prison, alors que Abdelhakim El Ghali, Issam Chouider et Rédouane Alami avaient écopé de dix ans de prison ferme pour leur implication dans des entreprises terroristes.
Ces derniers, selon des sources salafistes, ont conclu leurs mariages en dehors des murs de la prison par familles interposées. Le choix de l'épouse se fait généralement parmi les femmes proches d'un co-détenu salafiste alors que les familles respectives se chargent du reste des formalités. Qu'est-ce que cela coûte ? «Presque rien du tout», expliquent les mêmes sources, surtout que la dot est réduite au minimum.


Le Droit à l’intimité conjugale

La «khoulwa Chari’ya» (Droit à l’intimité conjugale) est octroyée dans les prisons marocaines aux époux qui justifient d'actes de mariage. Les détenus de la Salafiya Jihadiya en ont fait l'une de leurs principales revendications et n'ont cessé depuis de demander l'amélioration des «conditions d'accueil», mais aussi de disposer de plus de temps. Dans les prisons, selon des sources salafistes, les «frères» s'arrangent entre eux pour bien gérer la «khoulwa». Le «moment d'intimité» intervient généralement une fois tous les 20 jours et la «détente» peut s'étaler sur une demie-journée. Dans certaines prisons, ce sont les détenus salafistes qui ont fini par se retrouver au centre des protestations des prisonniers de droit commun. Ces derniers accusent les premiers de trop accaparer les lieux. Et le temps.


Mohamed Boudarham
Aujourdhui.ma

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !