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Maroc : Découpage électoral : Benmoussa livre sa copie
Posté par infosdumaroc le 6/2/2007 17:17:49 (3275 lectures)

Le découpage électoral proposé par le ministère de l'Intérieur aux partis politiques garde le même nombre de circonscriptions, mais chamboule la donne dans plusieurs grandes villes. Le scrutin sera notamment serré à Casablanca qui a subi de grands changements.

Le ministère de l'Intérieur a initié, samedi dernier, une série de concertations avec les responsables des partis politiques autour de trois principales questions intéressant les élections de 2007. Il s'agit tout d'abord de la date qui sera retenue pour ces échéances, du découpage électoral, mais aussi de la révision exceptionnelle des listes électorales. Le ministère de l'Intérieur a ainsi reçu, séparément, les partis de la majorité, ceux de l'opposition, puis ceux qui ne sont pas représentés au Parlement pour des séances de travail qui ont duré jusqu'à minuit de la même journée. Au sein de la majorité, les avis divergent déjà quant à la date des élections. Si la Koutla s'était prononcée pour le 6 juillet 2007, le RNI et le MP se disent plutôt favorables à la date du 7 septembre. Sur tous les aspects, les partis politiques disposaient d'un délai qui expire aujourd'hui pour formuler leurs observations et critiques, apprend-on de sources partisanes.

Toutefois, le découpage électoral se retrouve sous les feux de la rampe. Si le nombre de circonscriptions proposées dans le projet présenté par l'Intérieur reste identique (91), de grands réajustements ont été apportés à leur "distribution" et notamment dans les grandes villes où s'était sentie la nécessité d'adapter le découpage administratif (et ses nouveautés) à l'électoral.
Casablanca, de l'avis de la majorité des responsables partisans, subit ainsi un véritable charcutage. Le nombre de sièges impartis à la capitale économique a été diminué d'un seul passant de 29 à 28, alors que plusieurs anciennes circonscriptions ont été scindées en deux ou changé d'appellation. Mais surtout vu le nombre de leurs sièges diminuer, drastiquement pour plusieurs d'entre elles. C'est le cas de la circonscription Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi dont le nombre de sièges passe de 5 à 3. Pour le scrutin de 2007, si les changements de l'Intérieur sont retenus, on se retrouvera avec des circonscriptions dotées de deux sièges seulement comme cela pourrait être le cas pour celle d’Aïn Chock séparée de celle de Hay Hassani (3 sièges). Mais surtout, celles de Médiouna et de Ben M'Sick (deux sièges chacune) qui avaient été séparées dans le nouveau projet.
Mostafa Lebraïmi, membre du bureau politique du PPS, affirme qu'un tel schéma nous éloigne de l'esprit du scrutin de liste à la proportionnelle et s'apparenterait plutôt à un «scrutin uninominal, voire multinominal». «Dans une ville comme Casablanca, il faudra réserver un nombre conséquent de sièges pour chaque circonscription avec un minimum de cinq par exemple», commente M. Lebraïmi.
Un tel découpage à Casablanca serait aussi synonyme non uniquement d'une guerre entre les partis, mais surtout entre les candidats de chaque formation, glaner un deuxième siège devenant presque impossible, note le responsable d'un parti de l'opposition. Des changements ont également touché d'autres grandes villes, notamment Marrakech, Tanger, Tétouan, Fès, Meknès et Rabat.


Aujourdhui.ma

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