L'conomie nationale enregistrerait en 2006 un taux de croissance de 8,1 pc en terme réel contre 2,4 pc en 2005, estime le Haut commissariat au plan (HCP), qui vient de publier le budget économique prévisionnel de 2007, élaboré pour la première fois selon le système de comptabilité de l ONU (SNC) de 1993, avec comme année de référence 1998.
Les prévisions, calculées sur la base de l ancien système qui prend comme année de référence 1980, tablaient sur un taux de croissance de 7,3 pc en 2006. Selon le HCP, les estimations des agrégats de la demande finale en terme nominal pour l année 2006 font ressortir une hausse de la formation brute de capital fixe (FBCF) de 10,5 %, de la consommation finale des ménages résidents de 12,8 %, des exportations des biens et services de 14,7 % et des importations de 10,5 %.
Le HCP avait publié les comptes de la nation relatifs à la période 1998-2005 avec 1998 comme année de base. Suite à cette révision, la croissance moyenne durant cette période a gagné 0,7 point pour s établir à 3,8 % au lieu de 3,1 % pour l ancien système.
Le passage au SNC de 1993 a affecté l ensemble des indicateurs macroéconomiques pour la période 1998-2005, c est le cas notamment des investissements (25,6 % du PIB au lieu de 23,6 %), de l épargne nationale (26,9 % contre 23,8 %), de la consommation des ménages (58,8 % au lieu de 61,3 %) et de la consommation des administrations publiques (18,3 % au lieu de 20 %).
En 2006, l économie nationale a évolué dans une conjoncture marquée par la hausse du niveau des prix d environ 2,8 pc, suite à la croissance des prix des produits pétroliers. L'inflation aurait été plus accentuée sans la prise en charge par le budget de l Etat d'une partie de l'augmentation de la facture pétrolière en 2006, souligne le HCP.
Les hypothèses sous-tendant le budget économique prévisionnel 2007 tiennent compte des dispositions de la loi de finances 2007, des évolutions qui ont marqué l environnement économique national et international durant le second semestre de 2006 et de celles attendues en 2007, explique le HCP. Ainsi, durant l année écoulée, l économie nationale est engagée dans une phase de croissance soutenue grâce aux conditions favorables caractérisant l ensemble des secteurs économiques ainsi qu à l environnement international, profitant de la vigueur de la croissance mondiale.
L environnement des affaires au Maroc, devenu plus attractif cette année, explique également en partie l expansion des investissements directs étrangers et la relance des investissements des entreprises nationales notamment dans les secteurs du tourisme, des industries de transformation et des infrastructures. Ces conditions devraient se poursuivre en 2007 sous l effet des mesures fiscales retenues dans la loi de finances et de la consolidation des investissements publics de manière générale, estime le HCP.
MAP



