Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
26 utilisateur(s) en ligne (dont 16 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 26

plus...

Culture : Tué pour avoir défendu une fugueuse
Posté par infosdumaroc le 31/10/2006 13:40:41 (1361 lectures)

Chaleureusement, Aziz a accueilli chez lui, dans un quartier populaire de Fès, une jeune fugueuse déboussolée. Un acte de générosité et de solidarité qui lui coûtera la vie.

Zaïneb a seize ans. Elle sent que plus rien ne la retient chez elle, au sein de sa famille qui vit dans la périphérie de Fès. Car les siens sont trop pauvres pour lui permettre de rêver d’un avenir meilleur. La preuve, le fait qu’elle a dû abandonner, dans l’indifférence familiale, sa scolarisation. La voici face à elle-même, refusant de se résigner au statut de petite bonne au service d’une famille aisée, contrainte de remettre à ses parents le fruit de son dur labeur.
Elle a une décision à prendre, qu’elle mûrit d’ailleurs depuis longtemps : la seule solution est de partir, quitter sa famille, s’enfuir. C’est l’inconnu qui s’ouvre devant elle mais elle préfère mille incertitudes à réalité de sa vie d’enfant négligée et de bonne exploitée.


Partir, mais où ? Pour ne pas attirer l’attention, Zaïneb commence par prendre la décision de partir sans bagages.
Au prix de mille précautions, elle réussit à sortir de chez elle sans se faire remarquer. Les voisins du quartier qui la croisent, sont loin de se douter de ses intentions. Elle marche, longtemps, jusqu’au centre de la ville de Fès.
Personne ne fait attention à elle, sauf un jeune homme qui l’a aperçue et qui l’a suivie jusqu’à ce jardin où finalement, elle décide de s’installer, le temps de reprendre son souffle, de se détendre un peu, de réfléchir, de prendre une nouvelle décision.
Zaïneb n’est ni belle, ni laide et sa silhouette n’est pas particulièrement attirante. Pourtant ce jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, l’a suivie comme son ombre. Jusqu’à venir s’asseoir à côté d’elle sur le banc de ce jardin public où ils sont comme seuls au monde.
Zaïneb est certes intimidée, sans doute même effrayée par la présence du jeune homme qui semble s’intéresser à elle.
Elle n’a pas l’habitude de fréquenter des garçons et cette situation, éminemment nouvelle pour elle, la paralyse. Elle s’efforce donc de fixer un point situé entre ses pieds, mais ne peut s’empêcher d’entendre ce que le jeune homme se met à lui murmurer : « Il semble que nous sommes tous les deux seuls sur cette terre ».
Cette petite phrase l’encourage à se tourner vers le jeune homme pour découvrir son visage et même à lui sourire, comme pour l’encourager à lui dire d’autres paroles aussi réconfortantes.
«Je m’appelle Aziz, et toi ?», lui demande son ange gardien.
Zaïneb n’hésite pas une seconde à lui confier son prénom. Puis, presque sans transition, à lui raconter son histoire.
Aziz n’est pas homme à laisser passer de telles occasions. D’autant qu’il prend sincèrement la jeune fille en compassion. C’est ainsi qu’il invite la jeune fille à venir partager la petite chambre qu’il occupe au quartier Chaâbi, au moins jusqu’à ce qu’elle décide quoi faire.
Sans prononcer le moindre mot d’assentiment, Zaïneb suit le jeune homme jusqu’à chez lui. C’est ainsi que la vie commune a commencé entre les deux.
Aziz s’en allait le matin pour travailler et ne rentrait que le soir. Dans sa petite chambre, il trouvait alors Zaïneb qui avait passé la journée à l’attendre.
Deux jours plus tard, Zaïneb s’était sentie suffisamment en confiance pour partager le lit de Aziz, qui se montrait respectueux de sa virginité. Pour elle, les attentions de cet homme, sa tendresse, étaient le comble du bonheur, après les misères de sa vie passée.
Surtout que Aziz, en plus de la consoler, de prendre soin d’elle et de la nourrir, lui offrait de temps en temps une promenade au centre-ville, comme s’ils étaient un couple comme les autres.
Mais il était écrit que cela ne devait pas durer. C’est ainsi que lorsqu’ils s’apprêtaient, en ce début de soirée du premier jour du Ramadan, à quitter le quartier pour une promenade en amoureux, ils se heurtèrent à Saïd, un mauvais garçon du quartier, apparemment pas d’humeur amicale.
Saïd interpelle Aziz d’un ton brutal: «je veux cette fille, vas-t-en et laisse la moi !»
«Tu t’imagines vraiment que je vais abandonner cette fille qui m’a fait confiance et qui est sous ma responsabilité ? Tu ferais mieux de déguerpir avant que je te casse la…» Aziz n’a pas le temps de finir sa phrase. Saïd s’est jeté sur lui et l’a poignardé d’un fatal coup de couteau.
Saïd a été arrêté et traduit en justice mais son châtiment pourra-t-il consoler la douleur de Zaïneb, cruellement frappée par la mort du seul être qui l’ait jamais réellement aimée.



Abderrafii ALOUMLIKI
Aujourdhui.ma

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !