Alors qu'en début de semaine ils étaient quasiment stables, les prix du pétrole sont repartis en légère hausse. Hier, le baril de «light sweet crude» pour livraison en décembre valait 59,57 dollars alors que le Brent de la mer du Nord approchait les 60,10 dollars. D'après les courtiers, ce rebond des cours de l'or noir serait imputable pour l'essentiel à la vague de froid qui frappe les Etats-Unis.
A cela s'ajoute le fait que le marché doute toujours de l'application par tous les membres de l'Opep de la baisse de production. Vendredi dernier, le Cartel avait en effet convenu d'une réduction particulièrement importante de sa production : 1,2 million de barils par jour, c'est-à-dire plus de 4% du total.
Autant de facteurs qui pourraient stopper la baisse enregistrée depuis la mi-août. Au demeurant, une tendance qui pèserait de tout son poids sur la facture pétrolière du Maroc, surtout si l'on sait que dans le cadre du projet de la Loi de finances 2007, les autorités ne retiennent qu'un prix de 65 dollars le baril.
Nombreux sont les observateurs qui considèrent que cette estimation serait allègrement dépassée eu égard aux évolutions foncièrement erratiques qui caractérisent désormais le mouvement des prix pétroliers sur le marché mondial.
Abdelali Boukhalef
LE MATIN



