Oscar Fullone semble ne plus faire l'unanimité parmi les joueurs et soulève également le mécontentement d'une grande frange des supporters rajaouis qui ne comprennent plus les choix technico-tactiques du technicien argentin.
Jadis adulé par l'ensemble de la famille rajaouie, Oscar ne jouit plus actuellement de la confiance aveugle que lui vouaient les supporters des «Verts». Ayant remporté plusieurs titres avec le Raja tant sur le plan national que continental, Oscar Fullone avait conquis le cœur de tous les Rajaouis. A telle enseigne que le jour où il est passé chez les voisins wydadis, cela fut ressenti comme une grande trahison.
D'ailleurs, lorsqu'il était au sommet de sa gloire avec les sacres tant en Champion's league africaine, qu'en Super coupe d'Afrique ou en Coupe afro-asiatique. Fullone s'était déclaré à maintes reprises comme un Rajaoui invétéré.
Adopté et adulé, Oscar réussissait tout ce qu'il tentait et fut à l'origine de la découverte et du lancement de plusieurs jeunes, tels Armoumen, Rizki, Hamid Nater ou encore Kherrazi.
A Tunis, lors de la finale de la Champion's league face à l'Espérance, il fut amené, après l'expulsion de Jrindou, à faire jouer Khoubach comme arrière central, poste que le joueur en question occupera jusqu'à sa retraite sportive.
Réputé pour son audace et sa témérité, Oscar Fullone ne reculait devant rien et jouait l'attaque à outrance ; ce qui lui réussissait souvent, à l'immense bonheur du public rajaoui.
Mais il semble qu'aujourd'hui, le mage argentin soit confronté à d'immenses problèmes au sein de l'équipe. Beaucoup d'observateurs ne comprennent pas pourquoi Oscar a laissé partir Adil Bekkari, Bendamou, Moussa Souleimane, et Fofana entre autres, joueurs dont le Raja a grandement besoin aujourd'hui.
D'un autre côté, Hamid Nater, Hassan Daoudi et Sami Tajeddine sont suspendus par Oscar Fullone et devront, aujourd'hui, se présenter devant la commission de discipline qui statuera sur leurs caps.
Mesloub, on le sait, refuse toujours de s'entraîner avec l'équipe car il désire changer d'air. Tout ceci n'est guère de nature à apaiser les esprits au sein d'une équipe du Raja appelée à jouer sur deux fronts, championnat et Champion's league arabe.
Mustapha Abou Ibadallah
LE MATIN



