Malgré les négociations forcées imposées par le «polisario»
Les dirigeants du «polisario» ont forcé, hier, les habitants des camps à se rassembler dans des points précis, les empêchant ainsi de manifester contre la situation dramatique dans laquelle ils vivent dans les camps de Tindouf, dans le Sud algérien, ont rapporté des sources oculaires. Selon les mêmes sources, les dirigeants du «polisario» qui ont été surpris par les manifestations au camp dit «Aousserd», à Tindouf, ont agi de concert avec les services de renseignement algériens pour camoufler les revendications légitimes des habitants des camps en organisant des rencontres auxquelles les séquestrés sont conduits de force pour y assister aux élucubrations habituelles des mercenaires dans le but de mettre les habitants devant le fait accompli.
Fidèles à leurs méthodes qui visent à induire en erreur, ces dirigeants ont tenté, durant ces rencontres, d'imputer au Maroc la responsabilité de la tension qui règne dans les camps de Lahmada et de faire croire que l'Intifada dans le camp d'Aousserd est «l'œuvre des services secrets marocains». Dans une tentative pernicieuse de convaincre les insurgés de la justesse de cette thèse fallacieuse, indiquent les mêmes sources, les mercenaires font circuler des rumeurs selon lesquelles les autorités marocaines s'emploient à semer la zizanie dans les camps de Lahmada en réponse à ce qu'ils appellent «le soulèvement de Lâayoune».
Les habitants des camps, selon les mêmes sources, ont rejeté ces thèses, réitérant leur attachement aux revendications qu'ils ont déjà exprimées lors du soulèvement d'«Aousserd», à savoir la levée du blocus qui leur est imposé ainsi qu'à leurs familles pour pouvoir regagner la mère patrie, le Maroc, et mettre ainsi un terme à leur calvaire qui a duré une trentaine d'années.
Les mêmes sources indiquent, d'autre part, que les chefs du "polisario" mènent avec le soutien de l'armée algérienne, une vaste campagne de perquisition dans les camps à la recherche de près de 400 jeunes des habitants des camps qui ont refusé de se plier à l'obligation d'accomplir le service militaire imposé à tous les séquestrés des camps, ajoutant qu'une grande hystérie s'est emparée des mercenaires qui ont perdu tout espoir de retrouver ces jeunes. Les mêmes sources précisent que ces perquisitions se poursuivent avec le soutien des services de sécurité algériens dans tous les camps.
Des habitants du camp dit d'«Aousserd» ont été violemment réprimés alors qu'ils manifestaient contre les conditions de vie précaires dans lesquelles ils vivent dans les camps. Une organisation fédérant les mécontents dans les camps de Tindouf a appelé pour le 1er juillet à une grande manifestation pour dénoncer les pratiques des mercenaires.
source:lematin



