Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
25 utilisateur(s) en ligne (dont 14 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 25

plus...

Maroc : Humilié, il poignarde son patron
Posté par infosdumaroc le 5/10/2006 11:22:08 (1491 lectures)

Mohamed gagne sa vie dans une usine d’emballage à Casablanca. Peu importe le salaire qu’il reçoit, il s’en contente. Mais se laisser humilier par son patron, pas question ! La suite s’est jouée à coups de couteau.

«Je n’accepte d’être humilié par personne…». C’est ce qu’a lancé Mohamed à son patron et à son chef du personnel avant de claquer la porte de cette unité industrielle où il travaillait. Ses collègues en ont conclu à une démission. D’aileurs Mohamed n’est pas revenu le lendemain.

«En tout cas, je ne l’ai pas licencié… Il est parti de son plein gré et je lui ai interdi de remettre les pieds dans mon usine…», déclare le patron au chef du personnel qui lui répond par un sourire, comme s’il venait de gagner une bataille. Sans se rendre compte qu’en condamnant au chômage ce jeune homme de vingt-neuf ans, il vient de plonger dans le désespoir une famille tout entière. Car Mohamed est seul à subvenir aux besoins des siens, une famille modeste du quartier Lalla Mériam à Casablanca.
Mais tout cela importe peu au chef du personnel. La seule chose qui compte pour lui est que les employés de l’usine obtempèrent à ses ordres s’ils souhaitent garder leur poste. C’est précisément ce que Mohamed a refusé, convaincu que c’était déjà bien assez de vendre sa force de travail contre un salaire dérisoire. Ce qui ne l’empêche pas d’être, aux yeux de ses collègues de travail, un employé modèle, honnête et travailleur.
«Humilié ? C’est ce que je n’accepterais jamais de ma vie !» Mohamed a pourtant tenté de faire comprendre la situation à son patron, qui a eu peur de la réaction de son employé : les yeux rouges de larmes, dans un état de grande émotion… Il s’était habitué à voir en Mohamed l’employé modèle, docile, obéissant, sans jamais contester ni demander d’explications.
Mohamed tente en vain d’expliquer que s’il en est arrivé à cet échange d’injures avec le chef du personnel, c’est que ce dernier lui a manqué de respect : «C’est lui qui a dépassé les limites !» Attiré par l’altercation, la patron s’était rendu auprès des deux hommes mais sans faire l’effort de déterminer les responsabilités. Pour lui c’était évident, Mohamed avait tous les torts.
«Mon usine n’a pas besoin de toi…», tranche finalement le patron, sans paraître réaliser que ces paroles équivalent à un licenciement.
Mohamed était occupé à ranger des cartons de marchandise quand il fut interrompu par le chef du personnel qui lui ordonna de se consacrer à une autre tâche.
«Attends que je finisse ce que j’ai commencé», lui répond Mohamed, en toute bonne foi. Mais l’autre n’admet pas d’être contrarié et surtout pas contesté dans son autorité. L’échange verbal qui s’ensuit aboutit très rapidement aux injures dont le chef du personnel abreuve Mohamed. Hors de lui, ce dernier lui renvoie des paroles tout aussi viles. Et ainsi de suite, jusqu'à l’intervention du patron, qui a poussé Mohamed, doublement humilié, à quitter l’usine.
Une demi-heure plus tard, alors que tout les employés, le patron et son chef du personnel en tête, croient que l’incident est clos et que Mohamed ne reviendra que le lendemain pour encaisser son solde de tout compte, Mohamed est de retour. Pour réclamer ses indemnités ? Non. Il est armé d’un couteau, il va au-devant du patron et le poignarde à quatre reprises avant de courir vers la porte de sortie en criant : «Je l’ai tué, je l’ai tué…». Heureusement, le patron a pu être sauvé.
«Je regrette de ne l’avoir pas tué», déclarera par la suite Mohamed aux policiers venus l’arrêter. Il a donc été déféré dernièrement devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca qui l’a poursuivi en état d’arrestation pour tentative d’homicide volontaire avec préméditation.


Abderrafii ALOUMLIKI

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !