Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
20 utilisateur(s) en ligne (dont 8 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 20

plus...

Maroc : 17 ans, drogué et faux monnayeur !
Posté par infosdumaroc le 3/10/2006 15:36:49 (1486 lectures)

Enfant gâté, il abandonne ses études pour s’adonner à la drogue. Ses parents ayant fini par lui couper les vivres, il se lance dans la production de fausse monnaie.

Appelons-le Younès. Il a dix-sept ans et comparait devant la Cour d’appel de Casablanca. «Tu es accusé de falsification de billets de banque ayant cours légal au Maroc et de leur mise en circulation», lui déclare le président de la chambre criminelle. Younès risque la réclusion criminelle à perpétuité. À côté de lui se tiennent deux jeunes filles, également mineures. «Vous êtes poursuivies pour mise en circulation de faux billets de banque», leur adresse le président. L’affaire est extrêmement grave. Comment Younès en est-il arrivé là ?

Fils cadet d’un père cadre dans la marine marchande et d’une mère au foyer, Younès a grandi en enfant gâté. Il n’a jamais manqué de quoi que se soit. Ses demandes étaient des ordres. Ses parents ne lui refusaient rien. Tout ce qui comptait pour eux était que leur petit dernier chéri soit heureux…Très heureux.
Pour sa scolarisation, Younès a également bénéficié de toutes les attentions. Ses parents l’inscrivent dans les meilleures écoles privées casablancaises. Ils comptent bien voir leur fils cadet réussir brillamment ses études et décrocher un emploi honorable. Pour l’encourager, surtout à partir de l’adolescence, ils l’envoient systématiquement passer ses vacances à l’étranger.
Tout se gâte lorsque Younès accède au secondaire. Il commence à sécher les cours. Ses absences sont tellement nombreuses que la direction de son lycée en avertit de nombreuses fois ses parents. Mais ces derniers s’avouent bientôt impuissants. Younès s’entête à tourner le dos au lycée. Ses parents parviennent à une explication. De mauvaises fréquentations sont à l’origine du dévoiement de leur fils. Mais ils découvrent bientôt que Younès a atteint le pire : il est devenu toxicomane. La faute à la facilité avec laquelle Younès, gavé d’argent de poche, pouvait s’offrir autant de haschich qu’il voulait et mener une vie de fêtard intoxiqué.
Il est alors trop tard pour redresser la barre. D’ailleurs Younès s’est fait renvoyer de son lycée. Ses parents décident de ne plus lui donner d’argent de poche, espérant que cela suffira à le calmer.
Mais Younès est en manque de sa dose quotidienne. La solution ? Il l’a rapidement trouvée. L’ordinateur, le scanner, l’imprimante et le photocopieur dont sa chambre d’adolescent est équipée lui fournissent les moyens de falsifier des billets. Il commence par une coupure de cinquante dirhams. Au guichet d’un cinéma du centre ville, il réussit à tromper la guichetière qui lui rend la monnaie sans rien remarquer.
Younès ne tarde pas à passer à la vitesse supérieure. Il s’attaque aux billets de cent et deux cents dirhams. Pour les mettre en circulation, il s’adjoint l’assistance de deux amies. Ces dernières acceptent de se lancer dans le jeu contre le versement par Younès de consistantes commissions.
C’est ainsi que Younès finit par ne plus avoir besoin de l’argent de poche de ses parents. Sa petite installation informatique fonctionnait à merveille. Jusqu’à cette deuxième visite chez un boulanger pour acheter un mille feuilles valant quatre dirhams à l’aide d’un billet de deux cents dirhams. «Attends que je rentre pour chercher de la monnaie à l’intérieur… », lui demande la caissière.
En fait, la caissière de la boulangerie s’était rendue compte, lors de la première visite de Younès, que le billet de cent dirhams donné en paiement par le jeune garçon était faux. Ce n’est pas pour chercher de la monnaie qu’elle se retire à l’intérieur de la boulangerie mais pour alerter la police. Younès ne tarde pas à être arrêté et à dénoncer ses deux complices. Considérant leur jeune âge, la Cour a accordé au trio les circonstances atténuantes. Younès est condamné à quatre ans de prison ferme et ses deux amies à six mois de prison ferme.
Younès a été conduit au centre de réforme à Casablanca, où il demeurera jusqu’à sa majorité. Ses deux complices ont été placées au centre Abdeslam Bennani à Casablanca.


Abderrafii ALOUMLIKI
Aujourdhui.ma

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !