Après avoir tiré profit d'une conjoncture économique relativement favorable et, dans une moindre proportion, d'une offre quelque peu soutenue de produits primaires et manufacturiers, la consommation des ménages résidents risque de s'essouffler. Les observateurs sont catégoriques : le pouvoir d'achat des ménages serait affecté de plein fouet par la hausse des prix intérieurs. Il y a de quoi broyer du noir surtout qu'à fin juillet dernier, l'Indice du coût de la vie (ICV) a progressé de 2,9% au lieu de 0,9% une année auparavant.
Cette accélération a concerné notamment les prix des produits alimentaires qui se sont accrus de 3,2% au lieu de 0,6%, consécutivement au renchérissement des corps gras, de la viande et des légumes frais. De même, les prix des produits non alimentaires ont augmenté de 2,7% au lieu de 1,3%. Principale accusée, la folle course des prix de l'énergie, à commencer par le carburant.
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