Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
20 utilisateur(s) en ligne (dont 14 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 20

plus...

Maroc : Ils agressaient les taximen
Posté par infosdumaroc le 6/9/2006 11:41:48 (1234 lectures)

A Temara et à Skhirate, les multiples agressions qui ont ciblé les chauffeurs de taxis ont coûté la vie à l’un d’entre eux. Les auteurs de ce crime ont finalement été mis hors d’état de nuire après l’arrestation du chef de la bande.

Renoncer ? Ce mot n’a plus aucun sens pour Mohamed R., depuis qu’il a quitté ses études primaires. A partir de ce tournant de sa vie, il s’est promis de ne rien se refuser. En tout cas, plus rien de ce qui peut s’acquérir avec de l’argent. Alcool, haschich, femmes, ce jeune homme d’une trentaine d’années court après tous les plaisirs. Ne lui parlez surtout pas d’y renoncer. Après lui, le déluge !

Armé d’une telle philosophie, il était fatal que Mohamed R. se tourne vers la délinquance et à son univers sans foi ni loi. En gravissant très vite l’échelle de la criminalité. Des petits larcins et agressions, il est ainsi passé aux cambriolages. Mais jamais seul. Mohamed agit toujours en compagnie de deux complices. En fait, ce sont eux qui lui ont appris le b-a-ba du métier. Tant et si bien qu’il a fini par devenir leur chef.
Au début, le trio se contentait d’agresser les passants, les femmes notamment, qui s’aventuraient dans les recoins plus ou moins déserts de la ville de Temara ou celle de Skhirate. La dizaine de personnes qui ont eu le malheur de les rencontrer se sont vus délestés de leur argent, bijoux, téléphones portables et lunettes signées…
Mohamed et ses complices avaient fini par se croire insaisissables. Se faire arrêter ? Finir en prison ? Allons donc ! A eux la liberté, les bons moments dans les boîtes de nuit en compagnie de belles et jeunes prostituées et le plaisir de dépenser sans compter. Mais voilà qu’au fil du temps, leurs besoins grandissent tandis que les recettes s’amenuisent. Ils en tirent une évidente conclusion: les petites agressions ne suffisent pas à alimenter leur train de vie. Il faut passer à un autre niveau, explique alors Mohamed à ses acolytes : les cambriolages et les agressions à main armée de chauffeurs de taxis. Outre une série de cambriolages perpétrés à Skhirate, le trio comptera bientôt à son actif six agressions contre des chauffeurs de taxis.
Leur méthode était bien rodée: ils agissaient à la tombée de la nuit, c’est Mohamed qui hélait le taxi. Une fois qu’il s’y était installé, ses deux complices surgissaient et s’installaient sur le siège arrière. Et lorsqu’ils avaient atteint un coin désert et à la faveur de l’obscurité, Mohamed sortait son couteau qu’il plaçait sur la gorge du chauffeur du taxi. Les deux complices intervenaient alors pour assommer la victime de coups de poing avant de lui ligoter les mains et les pieds et de le jeter hors du taxi. C’est Mohamed qui faisait main basse sur la recette, puis prenait le volant, démarrait et ne s’arrêtait que suffisamment loin du lieu du crime.
C’est la convoitise qui a finalement perdu Mohamed R. « Pourquoi partager lorsqu’on peut tout garder pour soi ? Il suffit d’agir seul ! », se dit, un jour, Mohamed. Sa cible ? Un cyber situé au quartier Al Massira I, à Temara. Mais alors qu’il venait de passer à l’action, il a été arrêté en flagrant délit et conduit au commissariat de police. Là, soumis à interrogatoire, Mohamed finit par avouer ses forfaits aux policiers. Mais l’un des policiers, en charge du meurtre d’un certain Abdelaziz Raji, demeure convaincu que le cambrioleur cache encore quelque chose. Abdelaziz Raji est un chauffeur de taxi, âgé de trente-deux ans dont le cadavre a été découvert, il y a quelques jours, non loin d’oued Ikkem, dans la région de Skhirate, le crâne fracassé. Son véhicule a été retrouvé abandonné au quartier Takaddoum à Rabat.
«Non, je n’ai jamais tué personne», se disculpe Mohamed quand l’officier, pris d’une intuition, accuse Mohamed d’avoir assassiné Raji. Les policiers se lancent donc à la recherche des deux complices de Mohamed. Quelques heures plus tard, ces derniers sont arrêtés et, très vite, avouent leur participation à l’agression qui a coûté la vie d’Abdelaziz Raji. Mohamed était-il en leur compagnie lors de ce crime ? « C’est lui qui a fracassé la tête de la victime à l’aide d’une pierre », affirme l’un des deux complices. Confondu, Mohamed avoue tout : «Je lui ai donné deux coups de couteau avant de lui fracasser la tête parce qu’il s’obstinait à résister...»
Mohamed R. et ses deux complices sont aujourd’hui sous les verrous. Ils attendent de passer en jugement. La prison de Rabat les attend.

Abderrafii ALOUMLIKI

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !