Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
19 utilisateur(s) en ligne (dont 12 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 19

plus...

Maroc : Mon père s’apprêtait à me jeter à la rue en me traitant de prostituée
Posté par infosdumaroc le 10/6/2006 12:35:51 (1395 lectures)

Devenu handicapé moteur, suite à un accident, Al Maâti, octogénaire, insultait souvent sa femme et ses deux filles sans la moindre raison. Ne supportant plus cette situation, sa fille Saâdia l'a tué à coups de canne.

«Mon père s’apprêtait à me jeter à la rue en me traitant de prostituée », déclare Saâdia calmement aux policiers. Elle lançait de temps en temps un petit sourire tout en fixant le cadavre étendu devant elle et gisant dans une mare de sang. Le chef du 9ème arrondissement à Fès qui s’est dépêché avec ses collaborateurs sur le lieu du crime lui a demandé si elle n’éprouve aucun sentiment de regret.

« Non, je ne regrette rien », lâche-t-elle en souriant.
Étrange ! Le chef de l’arrondissement a demandé à ses limiers de garder la jeune Saâdia alors qu’il s’est penché sur le constat d’usage; le cadavre se trouve dans une chambre de la maison, le visage recouvert de sang, quelques blessures au niveau de la tête du défunt, une canne et deux pierres de taille moyenne, maculées de sang se trouvant à sa droite.
« C’est ton père ? », lui demande le chef de l’arrondissement.
Saâdia a hoché sa tête en signe d’affirmation. La police a appelé le fourgon mortuaire pour transporter le cadavre à la morgue et a conduit Saâdia au commissariat de police pour complément d’enquête. Qui est le défunt ? Et pourquoi sa fille l'a-t-elle tué ?
Il s’appelle Al Maâti. Né en 1917, il a passé la majorité de sa vie à la campagne. Seulement, la pauvreté l’a poussé à l'exode. Ainsi, il s’est installé avec sa femme dans l’un des quartiers marginalisés de Fès. Il se débrouillait comme il pouvait pour gagner sa vie. Son foyer s’est égayé par la naissance de deux filles. Toutefois, un nouveau venu dans la famille signifie des dépenses de plus. La vie devenait de plus en plus dure pour ce père de famille, qui déployait tous ses efforts pour subvenir aux besoins de sa femme et ses deux filles. Réussir leur avenir était sa seule préoccupation. À l’instar de tous les pères, il rêvait que ses deux petites mignonnes poursuivent leurs études et fondent leurs propres foyers. Des rêves qui se sont évaporés au fil du temps. Comment ? Une grave fracture au niveau de son pied droit, survenue suite à un accident, l’a obligé de rester jour et nuit chez lui. Il ne pouvait ni travailler ni bouger de son lit. Face à cette nouvelle situation, la mère a été contrainte de chercher un travail.
Elle a réussi à trouver un petit boulot dans un petit restaurant. Sa fille aînée l’a rejointe au même lieu de travail. Seule Saâdia restait à la maison avec son père, Al Maâti pour lequel elle était aux petits soins. Cependant, Al Maâti qui est devenu handicapé moteur n’est plus le père très gentil, qui aimait ses deux filles et prenait soin d’elles. Au contraire, il est devenu très nerveux et très agressif. Il ne cessait de crier pour un rien. Il insultait sa femme et ses deux filles sans la moindre raison. Il les brutalisait de temps en temps avec sa canne. Et c'est Saâdia, qui passait toute la journée en sa compagnie, qui en souffrait le plus.
Lundi 15 mai. Comme de coutume, Al Maâti a pris son déjeuner avec sa fille Saâdia. Après avoir fait sa prière d’Al Âsr, il a fait quelques remarques à Saâdia. «Ce n’est pas ton affaire », a répondu la fille qui ne supporte plus ses remarques et ses reproches. Perdant ses nerfs, Al Maâti a commencé à l’insulter. « Ne m’insulte plus, je te respecte parce que tu es mon père », lui a-t-elle dit sur un ton ferme.
Tout d’un coup, il a saisi sa canne, tentant de la frapper. A ce moment, elle lui a tiré la canne pour le rouer de coups au niveau de sa tête. Al Maâti est tombé par terre en demandant du secours. Les habitants sont intervenus. Mais trop tard. Il agonisait. Informées, la mère et la sœur aînée sont venues en courant. Elles ont expliqué aux enquêteurs que Saâdia souffre d’un retard mental.


Par : Abderrafii ALOUMLIKI
Aujourdhui.ma

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !