Avec la mise à jour du championnat CODM-Raja de la 22e journée du championnat du GNFE 1, la situation s'est décantée en tête du classement. Le WAC leader a profité de la défaite des Verts (0-1) pour accentuer son avance qui se chiffre désormais à sept points sur l'OCK, neuf sur les FAR et 10 longueurs sur le Raja. Désormais le WAC est quasiment champion du Maroc.
Il peut terminer son parcours sans crainte excessive et enlever le titre qui sera le 16e de son histoire. Tous les facteurs plaident en sa faveur.
Le reste du championnat lui est immensément favorable. Qu'on en juge. Dès dimanche, et pour le compte de la 26e journée, le WAC accueille l'IR Tanger, une occasion qu'il saisira certainement pour ajouter un autre succès à ses précédentes victoires ! Certes, le match n'est pas joué d'avance, car les Rouges auront à rencontrer un club menacé de relégation. Ils n'ont guère le choix que de gagner pour s'assurer la consécration.
Ce n'est pas le cas du Raja qui a vu ses chances de rivaliser avec les wydadis réduites après sa chute à Meknès face au CODM certes coriace à domicile, mais qui ne constitue pas une foudre de guerre.
Les derniers résultats attestent qu'il est bien fragile en plusieurs circonstances. Le Raja assez distancé et, par voie de conséquence, est écarté de la course au titre. Ce qui retient l'attention des spécialistes, c'est cette inconstance dans les performances.
Pimpant dans les compétitions internationales (Coupe d'Afrique des clubs et Coupe arabe) et engourdi à l'échelon national, le Raja présente une figure paradoxale au grand désespoir de ses nombreux “aficionados”. C'est désolant de la part d'un club qui a donné l'illusion d'un club régulier et présumé locomotive du football national.
Considéré comme la plus riche des équipes nationales, le Raja semble perdre de son lustre. Après l'euphorie, c'est le désenchantement.
Ali Hassouni
LE MATIN



