En vue de prévenir une éventuelle introduction du virus
Le Maroc a pris une série de mesures visant le renforcement de la vigilance et la protection des élevages de volailles d'une éventuelle introduction du virus grippal sur le territoire national, souligne Abdelâadim El Hafi, Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. Parmi ces mesures figurent la mise en place d'un réseau pour contrôler les oiseaux migrateurs, réparti sur les 40 zones humides qui connaissent un flux important de ce type de volatiles.
Ce réseau couvrira les marécages du bas Loukous, la lagune de Marja Zarga (Moulay Bouselham), du lac Sidi Boughaba (Mehdia), les lacs côtiers de Sidi Moussa-Oualidia, les embouchures de oued Souss et oued Massa, le lac côtier Khnifess (Tarfaya) et le golfe de Dakhla, lesquelles zones connaissent des flux importants de oiseaux migrateurs. Intervenant devant la commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants, M. El Hafi, cité par l'agence MAP, a ajouté que le Maroc a pris une panoplie de mesures préventives.
Rappelons que le Comité interministériel de gestion de crise (CICG) chargé du contrôle du virus de l'influenza aviaire avait indiqué que le plan national de préparation et de riposte à l'influenza aviaire et à une pandémie de grippe d'origine aviaire s'articule autour des sept lignes de forces concernant la planification sectorielle et coordination interministérielle, la veille et le suivi de la situation épidémiologique nationale et internationale pour l'influenza aviaire et la grippe humaine d'origine aviaire, la préparation de la réponse du système national vétérinaire, la prévention pour contenir la dissémination du virus et éradiquer le virus en cas d'atteinte du territoire national, la préparation de la réponse du système national de santé, l'information, l'éducation et la communication, et la coopération régionale et internationale. M. El Hafi a noté que les opérations de contrôle ne s'arrêteront pas avec la fin de la saison de la migration des oiseaux, du moment que le risque peut être à l'ordre du jour à partir de l'automne 2006.
A l'heure actuelle, il n'y a pas d'épizootie connue et il n'y a pas de cas humains dus au nouveau virus. En cas d'apparition de l'épizootie, plusieurs mesures ont été arrêtées, dont le confinement de la région touchée, dans un rayon de 3 km, la destruction des volailles affectées et l'indemnisation des éleveurs dans une période allant de 24 à 48 heures.
El Mahjoub Rouane | LE MATIN



