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Culture : A Bruxelles, la communauté internationale affiche son soutien aux autorités irak
Posté par hicham le 23/6/2005 0:44:33 (1015 lectures)

la conférence internationale sur l'Irak, qui a réuni, mercredi 22 juin à Bruxelles, les chefs de la diplomatie et représentants de plus de 80 pays, a achevé ses travaux dans l'après-midi en adoptant une déclaration finale de soutien politique appuyé aux autorités irakiennes.
"Je suis confiant qu'il s'agira d'un tournant dans la transition de l'Irak", a estimé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors de la séance de clôture de la conférence. Il a assuré que l'ONU était "déterminée à répondre aux attentes du peuple irakien". Il a également dit espérer que "le consensus forgé ici" se traduirait également au sein du Conseil de sécurité de l'ONU qui avait été profondément divisé lors de la guerre en Irak en 2003 et avait refusé de cautionner l'intervention américano-britannique dans ce pays.

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a, pour sa part, estimé que "le terrorisme pouvait être défait en Irak" et prédit "que, lorsque le terrorisme sera défait dans ce pays, situé au cœur du Moyen-Orient, cela sonnera le glas pour le terrorisme tel que nous le connaissons". Pour elle, Bagdad doit non seulement renforcer la sécurité, mais aussi ouvrir le système politique et l'économie du pays. Mais, a-t-elle fait valoir, les autorités de Bagdad "ne porteront pas seules le fardeau des responsabilités". Elle a ainsi pressé la communauté internationale à tenir ses promesses de soutien matériel.

Elle a également faité référence à la Syrie :"Il est temps pour les pays voisins de l'Irak, en particulier la Syrie, d'assumer leurs responsabilités", a affirmé Condoleezza Rice, en soulignant qu'il y avait "un vrai problème" à la frontière irako-syrienne.

LA SOUVERAINETÉ DE L'IRAK ET DE SES VOISINS

Les participants ont aussi souligné leur attachement à "l'indépendance, la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale" de l'Irak. Sur ce point, la déclaration finale de la conférence devait inviter l'Irak et les pays de la région à établir ou renforcer leurs relations diplomatiques - l'Egypte sera le premier pays arabe à nommer un ambassadeur à Bagdad - et à "coopérer entre eux" pour mieux contrôler les frontières afin de combattre les activités terroristes. Cet appel vise de façon à peine voilée la Syrie, que les Etats-Unis accusent de faciliter l'entrée en Irak de combattants étrangers.

De son côté, le premier ministre irakien, Ibrahim Al-Jaafari, a affirmé que son pays souhaitait "que la présence des forces multinationales en Irak soit provisoire et que nos propres forces prennent en charge les tâches qui leur incombent". "Nous voulons que la souveraineté de l'Irak soit respectée et nous voulons aussi respecter la souveraineté des Etats voisins", a-t-il affirmé. "C'est là le socle de notre politique étrangère : que l'Irak soit un facteur de stabilité et non plus une source de menaces", a-t-il ajouté. La Force multinationale en Irak comprend environ 176 000 hommes, dont 130 000 Américains. Ibrahim Al-Jaafari a aussi indiqué que son gouvernement entendait respecter un calendrier politique chargé, de la rédaction d'une nouvelle Constitution d'ici au 15 août à des élections générales fin décembre.
source:lemonde

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