Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
15 utilisateur(s) en ligne (dont 10 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 15

plus...

Santé : Hôpital Ibn Sina : Les prix des prestations hantent les indigents
Posté par Abdel le 18/1/2006 20:42:42 (3088 lectures)

Pendant la longueur de la journée, les patients indigents viennent solliciter les services des urgences d'Avicenne sans que la plupart d'entre eux ne sachent qu'ils doivent payer une somme symbolique selon les responsables, mais au-delà des moyens de bon nombre de patients. Une grande partie de ces derniers est obligée de revenir une autre fois munie de l'argent qu'il faut. Le directeur du CHU de Rabat a décidé depuis longtemps de faire payer les indigents.

Une personne qui détient un certificat d'indigence délivré par les autorités est, en clair, tenue de s'acquitter de 50 % de la facture de soins. Ainsi, le droit à la gratuité des soins a été inhumainement bafoué.

Salim ne savait pas qu'il devait payer 60 dirhams avant d'être " vu " par le médecin, à l'hôpital des spécialités. Son certificat d'indigence n'est pas accepté. Heureusement qu'un voisin bienfaiteur s'est chargé de lui payer les coûts des soins. Aïcha, assise à côté de lui, ignorait également qu'elle devait absolument payer les 60 dirhams. C'est la première fois qu'elle sollicite les services de l'hôpital. "Je n'ai pas de quoi payer et mon fils est grièvement malade.

Sa tête ne cesse de lui faire mal et je ne peux pas revenir sans qu'il soit examiné. Il souffre beaucoup. Mais, je n'ai que les frais du transport ", dit-elle avec amertume. Le personnel se montre compréhensif et extrêmement poli, mais ne peut pas enfreindre la réglementation sauf lorsqu'il s'agit de servir l'un de ses connaissances. La bienveillance de quelques personnes présentes sur place a permis enfin à cette femme de payer la somme demandée.

Mohcinne accompagné de sa sœur paraît désorienté. Le médecin leur a demandé de faire un scanner. Ils doivent payer même s'ils sont dans un hôpital d'Etat. Ils ont oublié de faire un certificat d'indigence pour ne donner que 400 dirhams. Ils se sont mis alors à compter tout l'argent qu'ils ont. "C'est juste de quoi payer le scanner et retourner chez nous. Je ne sais pas si le scanner est à 1200 ou 1500 dirhams", affirme-t-il.

L'augmentation de la tarification des soins dans les hôpitaux publics est une décision conjointe des ministères de la Santé et des Finances. Pour certains soins, cette augmentation a été de l'ordre de 300 %. Cette mesure, manifestement impopulaire, a fait énormément de mécontents auprès des populations.

"C'est aberrant !", s'exclame Nawal. Elle a été victime d'un accident de circulation il y a deux mois. Arrivée aux urgences d'Avicenne, elle a dû payer 60 dirhams pour faire une radio et 100 dirhams pour obtenir le certificat médical. Deux semaines après, elle a repayé 100 dirhams pour avoir un autre certificat.

D'autres personnes se lamentent de l'absence des médecins. On doit attendre un spécialiste pendant de longues heures interminables. Pour solliciter les services de l'hôpital, il faut s'attendre à y passer toute la journée. Ce qui n'est pas à plaire à tout le monde. Ceux qui ont un tant soit peu de moyens renoncent d'y revenir une autre fois. Les plus démunis ne peuvent pas faire autrement. Extrême pauvreté oblige ! Ils continueront de souffrir tant que la situation ne changera pas.




Lematin

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !