le gouvernement chinois a sélectionné quarante-deux entreprises, parmi lesquelles certains fleurons du pays, pour faire partie d'un programme destiné à rendre négociables des actions détenues par l'Etat qui jusqu'ici ne pouvaient pas être vendues, a rapporté l'agence Chine nouvelle, lundi 20 juin.
La plus grande entreprise sidérurgique chinoise, Baosteel, le géant de l'hydroélectricité China Yangtze Power et la compagnie pétrolière Sinochem International font partie de la liste, rendue publique après une première sélection de quatres entreprises annoncée en avril par la Commission chinoise des opérations en Bourse (CSRC).
Le but de cette réforme est de relancer la Bourse chinoise, qui a récemment atteint son plus bas niveau en huit ans. A l'heure actuelle, environ deux tiers de la capitalisation sur le marché boursier chinois sont composés d'actions non négociables, pour la plupart détenues par l'Etat.
PAS DE DATE DE MISE EN VENTE
Dans un article publié mardi 21 juin, le quotidien espagnol El Pais explique que les investisseurs étrangers ont l'interdiction d'acquérir les principales actions émises par les entreprises chinoises, appelées "actions A". Pékin a néanmoins prévenu qu'il n'y aurait pas de libéralisation totale, et que le "contrôle sur les secteurs sensibles", comme les télécommunications, serait "maintenu". El Pais poursuit en évoquant des analystes qui considèrent que, si des groupes importants comme Baosteel ou Citic Securities n'auront pas de problème pour trouver des investisseurs, il n'en sera pas de même avec d'autres entreprises qualifiées "d'options peu intéressantes".
En 2001, les autorités avaient voulu utiliser les actions des entreprises d'Etat pour financer la mise en place d'un système de sécurité sociale mais avaient dû renoncer face à un mouvement de panique des investisseurs qui avaient fait plonger les cours. Au cours des derniers mois, Pékin a tenté par plusieurs moyens de relancer la Bourse, notamment en réduisant les taxes sur les dividendes versés aux actionnaires. Le gouvernement chinois envisagerait de créer un fonds de 15 millions de dollars pour tirer du marasme ses places boursières, selon une source officielle citée la semaine dernière par le New York Times, mais qui n'a pas été confirmée par la Banque centrale.
Toujours selon El Pais, la valeur de l'ensemble des actions qui seront négociées pourrait atteindre les 200 milliards de dollars (165 milliards d'euros), mais aucune date de mise en vente n'a été avancée pour le moment.
source:lemonde



