Le ministre a rencontré les infirmières bulgares et le médecin palestinien accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants.
Philippe Douste-Blazy a rencontré jeudi 5 janvier dans une prison proche de Tripoli des infirmières bulgares et le médecin palestinien accusés d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.
"Ne nous oubliez pas", a lancé une des infirmières, au bord des larmes. "Nous savons très bien que nous sommes les otages d'un jeu politique, nous sommes exténuées", a-t-elle déclaré au ministre français, dans une salle de la prison de Jdeida. "Psychologiquement nous n'allons pas bien du tout", a précisé l'infirmière. Elle a indiqué qu'une des cinq infirmières n'avait pas pu assister à la rencontre car elle est "à bout de forces". Les Bulgares sont emprisonnées depuis 1999.
Pour sa part, le médecin palestinien dit: "Nous sommes innocents tout comme les enfants contaminés". "Nous sommes aussi des victimes".
Nouveau procès
"Je suis heureux qu'on m'ait permis d'être le premier ministre occidental" à rencontrer les infirmières et le médecin, a affirmé Philippe Douste-Blazy. Le ministre a exprimé "toute sa solidarité en tant que médecin" et "espéré que ce cauchemar touche à sa fin".
Les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien ont été condamnés à mort le 6 mai 2004. La Cour suprême libyenne vient toutefois de décider d'un nouveau procès.
Nouvel Obs



