Accueil Actualités Maroc Forum Contact
:: Actualités
:: Menu principal
:: Actu thématique
:: Top du maroc
:: Archives
mars 2010
février 2010
janvier 2010
décembre 2009
Novembre 2009
Octobre 2009
Septembre 2009
Août 2009
Juillet 2009
Juin 2009
Mai 2009
Avril 2009
Mars 2009
Février 2009
Janvier 2009
Décembre 2008
Novembre 2008
Octobre 2008
Septembre 2008
Août 2008
Juillet 2008
Juin 2008
Mai 2008
Avril 2008
Mars 2008
Février 2008
Janvier 2008
Décembre 2007
Novembre 2007
Octobre 2007
Septembre 2007
Août 2007
Juillet 2007
Juin 2007
Mai 2007
Avril 2007
Mars 2007
Février 2007
Janvier 2007
Décembre 2006
Novembre 2006
Octobre 2006
Septembre 2006
Août 2006
Juillet 2006
Juin 2006
Mai 2006
Avril 2006
Mars 2006
Février 2006
Janvier 2006
Décembre 2005
Novembre 2005
Octobre 2005
Septembre 2005
Août 2005
Juillet 2005
Juin 2005
Mars 2005
:: Recherche

Recherche avancée
:: Qui est en ligne
19 utilisateur(s) en ligne (dont 13 sur Actualités)

Membre(s): 0
Invité(s): 19

plus...

Sciences : Chute du pionnier du clonage humain
Posté par Abdel le 28/12/2005 23:46:13 (1264 lectures)

Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk a demandé le retrait de son article publié dans «Science».

«Avec des amis comme ça, on n'a pas besoin d'ennemis.» C'est le sentiment pénible qui agite les défenseurs du clonage thérapeutique contemplant, médusés, la descente aux enfers de leur ex-allié, le Sud-Coréen Hwang Woo-suk. Créateur du premier clone d'embryon humain et des premières lignées de cellules souches dérivées, le professeur de l'Université de Séoul avait admis en novembre avoir commis une double faute, au plan moral, durant ces travaux, et avait démissionné. Accusé par ses plus proches collaborateurs d'avoir falsifié des résultats qui lui avaient valu, pendant deux ans, la reconnaissance de la communauté scientifique et le statut de héros national, Hwang a demandé vendredi le retrait de l'une de ses deux publications majeures.

Hwang l'avait pourtant cherchée, la gloire. Vétérinaire de formation, pionnier en son pays du clonage animal, c'est devant vingt chaînes de télé, à Seattle, lors du meeting de l'Association américaine pour le progrès de la science, l'AAAS, qu'il annonce, en février 2004, avoir obtenu une lignée de cellules souches dérivée d'un embryon créé par clonage. Le travail est publié le même jour dans Science, la revue de l'AAAS. Choc et débats urbi et orbi. La création d'embryons humains par clonage, fût-ce à des seules fins scientifiques, est interdite dans de nombreux pays, dont la France et les Etats-Unis. Pourtant, selon ses défenseurs, la technique serait pleine de promesses pour la thérapie cellulaire. Les cellules souches embryonnaires étant les mères de tous les types cellulaires, elles pourraient être greffées à des patients pour régénérer leur tissu lésé, et sans provoquer de rejet, à condition qu'elles proviennent d'embryons «clones» du patient.

Soupçons. En mai 2004, un nuage. La revue britannique Nature rapporte qu'une chercheuse de l'équipe de Hwang, cosignataire de l'article, a donné de ses propres ovocytes (ovules) pour ce travail. Une autre collègue aurait fait de même. Les travaux sur le clonage consomment, il est vrai, beaucoup d'ovules. Pour obtenir cet embryon de clone, Hwang avait déclaré en avoir utilisé 242. Mais ils avaient été fournis par 18 femmes, assurait-il, sans pression morale ou financière. Une jeune post-doc est-elle libre face au mandarin d'une équipe de 125 personnes ? Faute déontologique ? Le soupçon enfle. Mais la jeune femme invoque un problème de traduction. «Lost in translation», l'accusation... D'autant que Hwang publie le 20 mai 2005 un nouveau résultat, plus formidable, cosigné avec un chercheur de Pittsburgh, expert en clonage de singes, Gerald Schatten. Il présente, photo à l'appui, onze lignées de cellules souches dérivées de onze embryons obtenus par clonage. Le travail n'a consommé «que» 182 ovules. Le clonage devient aussi facile chez l'homme que chez la vache, son application thérapeutique se rapproche. En octobre, c'est la consécration : Séoul annonce une banque internationale de cellules souches embryonnaires au service de la recherche internationale, dirigée par Hwang.

Chèques. Et en novembre, c'est le début de la fin. Le plus proche collaborateur de Hwang, Roh Sung-il, directeur de l'hôpital qui fournit l'équipe en ovocytes, affirme avoir remis à des donneuses un chèque de 1 445 dollars. Schatten rompt alors ses relations avec Hwang, s'estimant trompé. Le 24 novembre, Hwang reconnaît les faits et démissionne. Il n'a enfreint aucune loi ­ l'achat d'ovocyte n'a été interdit qu'en 2005 en Corée ­, mais il a commis une faute déontologique doublée d'un mensonge. La véracité scientifique de son travail est alors questionnée. Le 4 décembre, Hwang avoue qu'il y a eu une erreur dans les photos supposées illustrer les onze lignées de cellules souches. Jeudi, Roh Sung-il a affirmé à la presse sud-coréenne que neuf des lignées de cellules n'existaient pas. Vendredi, Hwang a demandé à Science de «retirer» son article, arguant des «dommages irréparables» causés par les erreurs de publication affectant les photos.





Source : Liberation FR

Format imprimable Envoyer cet article à un(e) ami(e)

:: Télé En Direct
:: Publicités

:: Top Articles
:: Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 


Perdu le mot de passe ?

Inscrivez-vous maintenant !