Le mois d'octobre s'achève sans grand enthousiasme pour les agriculteurs. Durant, cette période, la campagne agricole bât son plein. Les quelques dernières pluies très parcellaires sur l'ensemble des régions du Royaume ont encouragé les exploitants à redoubler d'efforts et entamer les travaux de la terre. Le début des labours a concerné d'abord l'ensemble des zones irriguées. En revanche, dans les zones "bours", les agriculteurs attendent toujours l'arrivée d'autres pluies salvatrices pour commencer les opérations d'emblavement.
Une bonne partie des exploitants ne dispose pas de matériels adaptés et suffisants pour travailler tous les types de sol. Cette situation démontre chaque année, les faibles efforts pour la mécanisation du secteur. Le Maroc dispose tout au plus de 60.000 tracteurs agricoles pour travailler sur une moyenne de 6 millions d'hectares.
Une bonne partie de ces engins sont dans un état défectueux. La moyenne d'âge du parc dépasse les 15 ans, ce qui se répercute automatiquement sur le niveau du rendement. Près de 80% des agriculteurs ont des exploitations de moins de 5 hectares, généralement situées en zones bours et ils recourent systématiquement à la location de l'outillage agricole. C'est ce qui explique la forte demande en cette période et aussi leur dépendance. En outre, une autre partie des agriculteurs se trouvent dans des zones accidentées et ils restent de ce fait attachés aux méthodes traditionnelles.
Au niveau des ressources hydriques destinées à l'irrigation, on note déjà un déficit notoire en la matière. En date du 7 octobre, le taux de remplissage des barrages ne dépasse pas les 42% alors que ce taux était de 57% une année auparavant. Cette situation a engendré des mesures de rationalisation des dotations en eau dans les périmètres irrigués du Royaume.
source:lematin



