Adopté en Conseil des ministres, le projet de Loi de finances 2006 sera soumis, dans les prochains jours, à l'approbation des deux Chambres. La mouture finale qui sera complétée par les amendements et propositions des représentants du peuple, des partis politiques et des syndicats, devrait être approuvée dans les délais légaux. Les débats seront à l'évidence plus politiques que techniques étant donné que les marges manœuvres du gouvernement sont très étroites. En effet, les députés et encore moins les observateurs sont conscients de l'ampleur des contraintes de la conjoncture économique notamment la hausse du coût de l'énergie et les résultats catastrophiques de la récolte
Sans oublier bien entendu les mauvaises performances des secteurs exportateurs. A l'évidence, l'élan réformateur du gouvernement s'est estompé devant les charges conservatrices du ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, qui préfère garder ses yeux ouverts sur les précieux équilibres et maintenir le cap sur un taux de croissance moyen autour de 6 %.
Pas trop ambitieux, le projet de Loi de finances met le cap sur la poursuite des travaux de restructuration du champ financier marocain. Le gouvernement espère adapter la législation du pays aux contraintes du marché financier mondial.
L'autre souci majeur du gouvernement a été d'assouplir au maximum les procédures de transfert de crédit et la mise en place de véritables passerelles intra-chapitres.
Le gouvernement s'est penché également sur les principes sur lesquels se base la Loi de finances pour le prochain exercice, notamment la préservation des équilibres macro-économiques et la réalisation des objectifs escomptés, conformément aux Hautes orientations Royales et au programme du gouvernement.
source:matin



