Secousse tellurique : Plus de peur que de mal

Plusieurs personnes qui se trouvaient à leur domicile ou sur leur lieu de travail se sont enfuies vers l’extérieur. Elles ont tout de suite imaginé le pire et cherché à se mettre à l’abri. A l’image du lycée Farabi à Hay Mohammadi où l’administration, par précaution, a préféré évacuer les élèves. «On a senti les murs bouger pendant trois ou quatre secondes.

Après, on nous a demandé d’évacuer les classes», indique une élève. Plusieurs parents, sans être inquiets, sont allés chercher leurs enfants dans les écoles par simple mesure de sécurité. Au Twin Center, une jeune employée a eu du mal à cacher son effroi sans pour autant s’empêcher d’en rire. Cet affolement a créé des embouteillages comme aux heures de pointe.

La peur a atteint son paroxysme chez les habitants de l’ancienne médina et de derb Sultan qui résident dans des maisons menaçant ruine. «Ma maison a été fortement secouée, j’avais l’impression que les murs ondulaient comme du carton pâte. Cela a duré environ trois secondes.

Quand je suis sortie, j’ai vu que tous les voisins étaient dans la rue», a déclaré une vieille femme. A ce propos, le gouverneur de la préfecture d’arrondissement Derb Soltan, Khalid Safir, nous a affirmé qu’aucun dégât n’est à déplorer dans la préfecture précitée. La secousse a été fortement ressentie à Hay Mohammadi, Maârif, Oulfa, Beauséjour, Sidi Moumen, sur l’avenue 2 Mars et le boulevard Ghandi.

La secousse tellurique ressentie à Casablanca et dans plusieurs villes du Royaume était d’une magnitude de 6,3 sur l’échelle ouverte de Richter. Selon le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), l’épicentre de la secousse se situe à 400 km au large des côtes atlantiques marocaines. La secousse n’a pas, heureusement, fait de victimes ni de dégâts matériels.

Abderrahman Ichi

LE MATIN

Commentaires