Rentrée scolaire et universitaire 2006/2007

Lors d’un point de presse organisé, hier à Rabat, le ministre a souligné que la rentrée scolaire et universitaire 2006/2007 représente une étape importante dans le processus de la réforme du système de l’éducation et de la formation. Cette rentrée se caractérise par l’aboutissement des acquis fondamentaux réalisés sous l’égide de la réforme.

Au cours de cette année, se termine une première chaîne fondamentale dans le processus de l’activation des réformes.

Cette rentrée est à trois années de l’achèvement de la décennie nationale de l’éducation et de la formation. C’est l’occasion pour le ministère de faire le point et d’exposer les progrès des principales composantes du système.

L’année scolaire 2005/2006 a connu le parachèvement de la refonte des programmes et des manuels scolaires pour l’enseignement primaire, le secondaire collégial et les troncs communs du secondaire qualifiant. Les programmes et les manuels scolaires relatifs à la première année du cycle du baccalauréat ont été mis en place ainsi que la préparation des programmes et des curricula pour la deuxième année du cycle du baccalauréat.

On veut donner le lancement de l’élaboration des manuels scolaires relatifs à ce niveau pour qu’ils soient mis en application en septembre 2007. De cette manière, la réforme pédagogique pour tous les niveaux d’enseignement s’achèvera selon Habib El Malki avant la fin du mandat législatif actuel.

En outre, l’offre scolaire a été améliorée en matière d’établissements scolaires, salles de classes et équipements de base. Le taux de couverture des établissements scolaires en latrines, en eau potable, en électricité et en bibliothèques s’est élevé.

L’extension de l’infrastructure scolaire sera poursuivie cette année à travers la mise en œuvre des principaux projets visant l’agrandissement des établissements existants et le remplacement des salles vétustes Habib El Malki se félicite de la mise en place du Conseil supérieur de l’enseignement en tant qu’établissement constitutionnel ouvert sur les différents acteurs et spécialistes et prenant en compte l’importance de la représentativité sociale et professionnelle dans le secteur de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique.

S’agissant de l’enseignement supérieur, la réforme s’est achevée au cours de l’année universitaire 2005/2006 qui a connu la poursuite de l’application de la réforme pédagogique à tous les niveaux de la licence dans les établissements de l’enseignement supérieur à accès ouvert. C’est une année qui s’est caractérisée par la sortie de la première promotion de la licence dans sa nouvelle formule. A l’heure actuelle, l’effort est basé sur la réforme pédagogique dans les établissements à accès ouvert qui souffraient d’un rendement interne faible.

Pour adapter les formations universitaires aux exigences du marché de l’emploi, les facultés des lettres, les facultés de droits et les facultés des sciences ont proposé des filières de licence dans les études fondamentales et professionnelles. Dans les établissements à accès régulé, le chantier de préparation de la réforme se poursuit.

Par ailleurs, l’enseignement privé est encouragé par l’Etat. Quelque 286.427 élèves sont scolarisés au niveau de l’enseignement primaire privé, soit 7,2 % de l’ensemble des élèves. 42.401 élèves suivent leurs cours au niveau de l’enseignement scolaire collégial, soit 3,2 % de l’ensemble des élèves. Au niveau de l’enseignement secondaire qualifiant, 37.925 personnes sont scolarisées, soit 5,8 % de l’ensemble des élèves.

Au niveau de l’enseignement supérieur, maintes actions ont été entreprises comme le parachèvement de la structuration de la commission de coordination de l’enseignement supérieur privé.

Selon Habib El Malki, les contraintes qui persistent encore sont dues à l’accumulation de longues années de problèmes dans le domaine de l’enseignement.

Jihane Gattioui

LE MATIN

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