Le Maroc renforce son plan national de riposte contre la grippe aviaire.

Dans un point de presse, mercredi, à l’issue du Conseil de gouvernement, réuni mercredi à Rabat sous la présidence du Premier ministre, M. Driss Jettou, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdellah a souligné que, dans leur exposé conjoint sur l’influenza aviaire devant le Conseil, les deux ministres ont fait savoir que le gouvernement oeuvre au renforcement des capacités opérationnelles des 16 observatoires régionales des épidémies.

Les deux ministres, a ajouté M. Benabdellah, ont également affirmé que la situation épidémiologique au Maroc est normale en ce qui concerne la santé humaine, des oiseaux migrateurs et des volailles.

Les secteurs gouvernementaux concernés, ont-il relevé, poursuivent leur action dans le cadre d’un plan national et de plans sectoriels basés sur des objectifs principaux, notamment la prise des dispositions nécessaires en vue de la détection précoce d’une éventuelle apparition du virus d’influenza animale ou humaine dans le but d’éviter sa propagation et l’adoption d’une planification minutieuse de l’ensemble des opérations au niveau des ministères de la Santé et de l’Agriculture, du développement rural et des Pêches maritimes, ainsi que du Haut Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification.

Il s’agit également, ont-ils poursuivi, de faire en sorte que le système de santé soit toujours prêt à faire face à tout imprévu épidémiologique probable, de renforcer le contrôle sanitaire au niveau des frontières terrestres, aériennes et maritimes, ainsi qu’au niveau des volailles, et de constituer un stock national d’antiviraux et d’autres équipements de prévention.

En prévision de tout changement dans la nature du virus H5N1 qui ne se transmet pas à l’heure actuelle entre les humains, ont fait remarquer les deux ministres, le Maroc figure parmi les premiers pays qui cherchent à se doter du vaccin approprié et des antiviraux nécessaires pour y faire face.

Dans ce sens, ils ont fait état de la coordination et de la coopération entre les secteurs gouvernementaux concernés et l’OMS, la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé animale.

Il ressort de l’exposé des deux ministres que le Maroc, qui demeure en état de vigilance après les derniers développements dans la progression du virus à travers le monde, se prépare depuis fin 2003 à toute éventuelle apparition de cette pandémie à travers un plan national et d’autres plans sectoriels actualisés continuellement selon la situation au niveau mondial. Ils ont, à cet effet, annoncé la mise au point d’un plan de communication destiné à sensibiliser les populations quant à la prévention du virus, et qui est placé sous la supervision du ministère de la Communication en coordination avec les secteurs gouvernementaux concernés.

Par la suite, M. Benabdellah a indiqué que le Conseil de gouvernement a suivi un exposé succinct du ministre chargé des relations avec le Parlement, M.

Mohamed Saâd Alami dans lequel il a fait état du déroulement dans des conditions normales du pèlerinage, affirmant que les services fournis aux pèlerins marocains connaissent une amélioration constante en ce qui concerne notamment l’encadrement en matière de santé, sous la supervision d’une équipe du ministère de la Santé et pour la première fois, d’une équipe des Forces armées royales.

M. Saâd Alami a, en outre, souligné l’excellence de l’encadrement religieux par des ouléma marocains, ainsi que l’amélioration des conditions de voyage et de séjour des pèlerins et des prestations satisfaisantes fournies par les agences de voyage, déplorant l’accident douloureux survenu à Mina qui a fait plusieurs victimes, dont six Marocains. Suite à ce drame, a-t-il dit, le gouvernement présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

Le Conseil de gouvernement a, par la suite, examiné un projet de loi relatif à l’échange électronique des données juridiques et de deux projets de décrets, dont le premier concerne la création de l’Institut supérieur des pêches maritimes, alors que le second porte application de la loi sur la responsabilité civile en matière de préjudices nucléaires.

MAP

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