Le Maroc est sur la bonne voie pour atteindre les OMD

Grâce à une politique dirigée vers les secteurs sociaux, le Maroc s’est fermement engagé pour être au rendez-vous de 2015. Le Royaume s’est aussi engagé activement dans la promotion de l’intégration régionale et sous régionale, notamment au niveau de l’Afrique, a indiqué la directrice de la Coopération multilatérale au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Raja Ghannam, devant l’Assemblée générale, réunie pour évaluer les progrès accomplis et les obstacles qui restent à surmonter pour parvenir à ces Objectifs dans les délais fixés par les chefs d’Etat et de gouvernement réunis lors du Sommet du Millénaire, soit d’ici à l’année 2015.

Pour illustrer le partenariat solide existant entre le Maroc et ses partenaires africains dans ce domaine, Mme Ghannam a cité les initiatives et partenariats lancés conjointement dans divers domaines, tels que la santé, l’habitat, l’eau et l’agriculture, les services et la formation, autant de secteurs qui sont au centre de la stratégie mondiale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

Au plan national, elle a rappelé que la part du budget de l’Etat allouée aux secteurs sociaux s’est nettement améliorée, passant de 39 % en 1993 à plus de 47 % en 2002 pour atteindre 55 % en 2005, année couronnée par le lancement de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) qui vise à réduire la pauvreté et à placer le développement humain au centre de l’action de l’Etat.

Le Maroc, soucieux de donner un nouvel élan à la promotion du développement humain, met l’accent aujourd’hui, a poursuivi l’oratrice, sur l’accélération du rythme de la réforme du secteur de l’éducation et de la formation, la promotion de l’habitat social, la promotion de l’emploi, et l’extension de la couverture médicale et des structures d’accueil hospitalières publiques, particulièrement dans le monde rural pour toucher les populations vulnérables.

Après avoir rappelé l’importance des OMD en tant que catalyseur pour lutter contre la pauvreté et la misère dans le monde, Mme Ghannam a déploré qu’à mi-chemin du délai fixé, l’Afrique est la seule région qui ne serait pas sur la voie de réaliser tous ces objectifs.

Malgré leur volonté politique, leur détermination, les réformes des politiques économiques et sociales, la promotion de la bonne gouvernance et de la règle de droit, les pays africains n’arrivent pas à atteindre un niveau de croissance économique élevé et durable, permettant de relever le défi de ces Objectifs, a-t-elle noté, regrettant que les pays riches n’aient pas tenu leurs engagements notamment en matière d’aide au développement et de règlement de la dette.

En dépit des promesses faites et l’engagement d’augmenter l’assistance aux pays en développement, la majorité des donateurs n’a pas atteint l’objectif de consacrer 0,7 % de leur PNB à l’aide publique au développement. L’engagement de doubler l’aide à l’Afrique n’est pas tenu. L’effort constaté en matière d’allègement de la dette ne touche qu’un nombre limité de pays. Les négociations commerciales multilatérales de l’OMC restent toujours bloquées et l’engagement de Doha de placer le développement au coeur des négociations est loin d’être respecté, a-t-elle relevé.

Et de conclure que les donateurs sont appelés à mettre en oeuvre les engagements pris dans les domaines de l’Aide Publique au Développement (APD), de l’allègement de la dette, de l’accès aux marchés, du transfert de technologies, de renforcement des capacités et de l’assistance technique et scientifique.

Durant les deux jours de ce débat, la majorité des intervenants ont souligné que malgré les progrès tangibles accomplis en vue de la réalisation des OMD, la situation demeure critique et nécessite une action d’urgence notamment en Afrique sub-saharienne.

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, et le Président de la 62ème session de l’Assemblée Générale, Srgjan Kerim, ont ainsi rappelé que de nombreux pays, particulièrement africains et parmi le groupe des moins avancés, restaient à la traîne, notant que la flambée actuelle des prix des produits alimentaires et les effets du ralentissement de la croissance mondiale rendent encore plus délicat le défi de la réalisation des OMD à court terme.

MAP

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