Cinq millions d’assurés bénéficieront de la couverture médicale

Les prélèvements commenceront à partir de ce mois-ci. Le traitement du dossier de la retraite nécessite, dans son premier volet, plus de 65 millions de DH .

M. Jettou a également indiqué que la rencontre avec les syndicats, qui coïncide avec la rentrée sociale et économique, vise à examiner plusieurs dossiers, dont la participation des syndicats dans la mise en oeuvre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et dans les préparatifs des assises de l’emploi, prévues les 22 et 23 septembre.

Cette rencontre permet aussi de se pencher sur les dossiers de la couverture médicale, la retraite, la mise en oeuvre du code du travail, l’organisation des grèves et les mesures d’accompagnement visant une bonne application de l’horaire continu, en plus de l’évaluation de l’opération de départ volontaire dans la perspective d’une extension aux collectivités locale et aux entreprises publiques et du lancement de l’opération de redéploiement des fonctionnaires.

Dans ce cadre, il faut noter que le code du travail, adopté à l’unanimité par le Parlement depuis juillet 2003, joue un rôle important dans l’organisation des relations de travail, l’instauration de la paix sociale au sein des unités de production et l’encouragement de l’investissement national et étranger. Le nouveau texte instaure des mécanismes d’application et de contrôle des mesures contenues par l’inspecteur du travail.

A ce propos, il faut évoquer l’introduction d’une procédure de conciliation pour le règlement des conflits de travail aux niveaux local, régional et national. Les principales mesures en faveur des salariés portent sur la diminution du nombre d’heures de travail de 48 à 44 heures par semaine, la fixation de la période d’essai pour les contrats à durée indéterminée à 3 mois pour les cadres, à un mois et demi pour les employés et à 15 jours pour les ouvriers et l’augmentation du congé de maternité de 12 à 14 semaines.

D’autres mesures ont été introduites visant la sanction de l’emploi forcé ou obligatoire de salariés et du travail des enfants âgés de moins de 15 ans ainsi que l’indemnisation en cas de licenciement abusif. S’agissant du régime des retraites, on sait qu’un projet de réforme globale est en cours de finalisation.

Il préconise une redéfinition de l’assiette des cotisations, la révision du mode d’indexation des pensions, la diversification de la couverture, la constitution de réserves effectives et protégées et l’introduction de mesures de flexibilité de la retraite. L’Etat compte transformer ce régime facultatif en régime obligatoire, complémentaire de la CNSS.

Le projet de création d’une assurance maladie obligatoire voté en 2002 précise que la CNSS sera également chargée de servir des prestations d’assurance maladie en nature, consistant en le remboursement et éventuellement la prise en charge directe des frais de soins en cas de maladie ou d’accident non régis par la législation sur les accidents de travail et les maladies professionnelles, ainsi qu’en cas de maternité .

Consultés dans le cadre d’une démarche que le gouvernement veut consensuelle, les centrales syndicales ont formulé de nouvelles propositions. Pour Noubir Amaoui, secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CDT), le projet gouvernemental est intéressant. Mais, il exclut un nombre important des citoyens. Nous tenons à nos propositions qui concernent les 160.000 retraités et les démunis qui doivent également bénéficier de la couverture médicale dans le cadre de l’AMO.

Même son de cloche chez l’Union marocaine du travail (UMT) que son représentant El Miloudi Moukhariq tient à faire savoir qu’il est exclu d’instaurer une assurance maladie au rabais, qui couvre des risques minimes pour les travailleurs. Abderrazzak Afilal, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) a, quant à lui, mis l’accent sur l’importance de la mise en oeuvre de la couverture médicale qui s’inscrit en droite ligne avec l’esprit de l’INDH .

De son côté, Taïb Mounchid, secrétaire général de la Fédération démocratique du Travail (FDT) a rappelé qu’il reste plusieurs dossiers en suspens, notamment en matière de promotion interne et d’augmentation des salaires des fonctionnaires de certains établissements publics.

Concernant la couverture médicale, Abdelmajid Boubekri, membre central de la fédération, avait expliqué, à notre journal, qu’il faudrait d’abord commencer par le nombre existant des smicards et de l’étaler à partir de 2006 aux salariés dont la rémunération est inférieure au SMIG.

La priorité est d’attirer les salariés qui disposent d’une couverture facultative et dont l’exclusion ferait baisser l’assiette de cotisation de 60%. Pour le secrétaire général de l’Union nationale marocaine du travail (UNTM), Abdeslam Maâti, c’est l’inadéquation de l’horaire continu avec celui en vigueur dans les établissements scolaires qui pose problème.

source:lematin

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