28 stations déclarées non conformes pour la baignade

C’est ce qui ressort du rapport annuel du Programme national de la surveillance de la qualité des eaux de baignade des principales plages du Royaume, rendu public lors d’un point de presse donné, jeudi, par le ministère de l’équipement et des transports et le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’eau et de l’environnement.

Selon le rapport, la quasi-totalité des 28 stations déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison (soit 10,1 PC), subissent l’influence des rejets d’eaux usées couplée à une forte concentration de baigneurs et une insuffisance des infrastructures d’hygiène.

Dans le cadre du programme annuel de surveillance et d’évaluation de la qualité microbiologique des eaux de baignade, mené conjointement par les deux départements, indique le rapport, le nombre des plages contrôlés sur les trois façades (Méditerranée, Atlantique nord et l’Atlantique sud) a été revu en hausse soit de 92 plages contre 86 en 2003.

S’agissant de la qualité hygiénique des plages, le rapport souligne que 52,7 PC sont classés dans la catégorie A ( bonne qualité) et 37,2 PC dans la catégorie B ( qualité moyenne) alors que le reste se partage entre les catégories C (8,7 PC des eaux momentanément polluées) et D (1,4 PC mauvaise qualité).

Les campagnes de prélèvements et d’analyses pour la saison 2004-2005, indique-t-on de même source, ont été effectuées entre les mois de mai 2004 et janvier 2005 conformément aux normes marocaines de surveillance de la qualité des eaux de baignade (NM 03.7.200), aux normes internationales et Directives de l’OMS-PNUE applicables à la surveillance sanitaire des eaux de baignade.

Le choix des stations de surveillance ainsi que la fréquence d’échantillonnage, précise le rapport, ont été également fixés conformément à la norme à la lumière des résultats obtenus lors de la précédente campagne et ce, dans l’objectif de suivre les tendances temporelles de la qualité des plages surveillées.

Les opérations d’amélioration des eaux de baignades des plages nationaux ont enregistré une avancée significative, lit-on dans le rapport qui attribue cette évolution aux programmes d’assainissement initiés dans plusieurs villes côtières du Royaume, visant à permettre à certaines plages de se conformer aux critères déterminants du Label Pavillon bleu.

Evoquant le programme Plages Propres initié depuis 1999 par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, le rapport fait remarquer que ce programme a déclenché une dynamique positive traduite essentiellement par l’amélioration de la propreté des plages.

Sur le plan juridique et institutionnel, le document note que plusieurs instruments réglementaires ont été mis en place pour protéger le littoral marocain contre toutes les formes de pression humaine, notamment la loi sur la protection et la mise en valeur de l’environnement, celle sur les carrières et sur les études d’impact, ainsi que le décret sur le Plan d’Urgence National (PUN) et les circulaires spécifiques à la sécurité au niveau des plages.

La promulgation future de la loi sur les déchets, déjà adoptée par le conseil du gouvernement, viendra renforcer cet arsenal et promouvoir une meilleure protection des zones côtières, souligne le texte.

Pour accompagner les efforts déployés par les acteurs concernés, le texte recommande de renforcer l’arsenal réglementaire et institutionnel à travers la promulgation de certaines lois relatives notamment à la gestion des déchets et à la protection du littoral, de réduire les sources de pollution, de renforcer les infrastructures et les mesures de sécurité, de promouvoir les campagnes de sensibilisation et les partenariats et de généraliser le label Pavillon bleu à toutes les plages du Royaume.

source:lopinion

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